
Un rapport confidentiel de la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG) évoquait fin juin une "menace de projets" d'attentat d'al-Qaïda contre le Royaume-Uni et préconisait en France un "suivi de la communauté pakistanaise" afin de "prévenir tout acte violent", a révélé le Figaro lundi. Selon ce rapport consacré à "la communauté pakistanaise en France" et achevé "fin juin", c'est à dire quelques jours avant les attentats du 7 juillet à Londres, qui ont fait 56 morts, "le Royaume-Uni demeure sous la menace de projets décidés au plus haut niveau d'al-Qaïda. (...) Ceux-ci seraient ainsi mis en oeuvre par des opérationnels (qui) s'appuieraient sur des sympathisants djihadistes au sein de l'importante communauté pakistanaise du Royaume Uni".
Attentats de Londres: la compagne d'un kamikaze ne se doutait de rien
La petite amie de l'un des kamikazes des attentats meurtriers de juillet 2005 dans les transports publics de la capitale britannique a affirmé mardi qu'elle ne se doutait pas du projet de son compagnon.
Publié le 16/02/2011
Ce document estime en outre que "la France n'est pas à l'abri de ce genre de groupuscules violents" et préconise "le suivi de la communauté pakistanaise", qui est "essentiel en vue de prévenir tout acte violent" sur le territoire national.
Le terrorisme et le salafisme pour exprimer la haine de l'Occident
Le rapport note "la multiplication des passages en France d'activistes pakistanais venant d'Asie du Sud ou de Londres et l'installation de représentations clandestines ou officielles des principaux mouvements extrémistes". Est cité le Lashkar-e-Taiba, une organisation proche d'al-Qaïda, selon le document de la DCRG, qui ajoute que quelques centaines de Pakistanais vivant en France auraient "choisi la voie du terrorisme et du salafisme pour exprimer leur haine de l'Occident". Le salafisme est une des doctrines les plus radicales de l'Islam.
Le Figaro a indiqué qu'en avril 2005, l'entrée en France avait été refusée à un sénateur islamiste pakistanais membre d'une délégation parlementaire de son pays en tournée en Europe, "en raison de son appartenance à un groupe islamiste lié aux talibans". Un autre sénateur islamiste pakistanais avait pu séjourner "discrètement" en France en novembre 2004 bien qu'il soit frappé d'une interdiction du territoire. Après son départ, la police avait interpellé des individus l'ayant aidé à séjourner en France, selon le Figaro. Ces refus de délivrer des visas avaient déchaîné des critiques virulentes contre la France de la part des "extrémistes pakistanais", selon ce rapport cité par le quotidien.
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