Foetus conservés : "Comment l'a-t-on traité ?"

Par D.S. (avec AFP), le 03 août 2005 à 16h35 , mis à jour le 04 août 2005 à 21h34

Une jeune mère dont le foetus a été conservé pendant trois ans après une interruption de grossesse témoigne de la douleur d'apprendre que son enfant n'a pas été incinéré. L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris reçoit de nombreux appels de familles.

Lemoine Caroline mère foetus conservé

Caroline Lemoine est l'une de ces jeunes mères dont le foetus mort a été conservé pendant trois ans après une interruption de grossesse pour raisons médicales. Lorsque mardi soir le ministère de la Santé annonce qu'une série d'enquêtes a été ouverte après la sinistre découverte, la jeune femme de 28 ans, n'en revient pas. "C'est difficile de me dire que mon fils est resté dans cette salle pendant trois ans", explique-t-elle à TF1. "Pendant trois ans j'ai cru qu'il était mort et là j'apprends qu'il n'est pas enterré. J'avais d'abord vécu avec cette image de mon enfant reposant à la morgue, comme à la télé, dans un petit tiroir, au calme. Puis, je me retrouve soudainement avec cette pensée : 'il doit être dans un seau, dans du plastique'", poursuit-elle. "Est-ce qu'il y a des étudiants qui l'ont vu ? Comment l'a-t-on traité ?".

Dès mai 2005, Caroline Lemoine avait contacté l'hôpital pour connaître le devenir de son enfant décédé. En juillet, la direction de l'hôpital lui avait demandé de venir. La jeune femme avait alors découvert que le corps de son enfant n'avait pas été incinéré comme le prévoit la législation. La direction de l'hôpital "m'a dit que c'était une négligence, un oubli, une erreur humaine". "Je ne sais pas qui sont les responsables, je ne sais pas ce qui s'est passé", témoigne-t-elle aujourd'hui. "Les gens que j'ai rencontrés à l'hôpital étaient des gens bien, hyper gênés, qui m'ont bien soutenue et qui ont décidé de faire bouger les choses", estime-t-elle. Un an après la perte de son enfant, Caroline Lemoine avait créé une association, PetiteEmilie.org, pour aider les parents en deuil.

(Image TF1 : Caroline Lemoine)

Par D.S. (avec AFP) le 03 août 2005 à 16:35
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5 Commentaires

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  • Valoo, le 03/08/2005 à 19h39

    Steh de col mar pour ecrire que l on ne comprend pas avec des mots si dur je sais meme pas si tu comprendrais le reste ......... pensees a ces mamans dans la souffrance

  • Coyote, le 03/08/2005 à 19h24

    Mon premier enfant est mort-né. C'était dans une clinique parisienne, en 1969. Pour nous, il avait été naturel de nous préoccuper de son sort sur le moment (et ce n'est pas facile). Il a donc été inhumé dans le cimetière de sa commune de naissance. Je comprends le chagrin des familles dans cette histoire horrible, mais pourquoi se posent-elles la question MAINTENANT ? Je ne peux m'empêcher de penser que, au moins pour certaines d'entre elles, il y a peut-être un procès à intenter et quelques euros à récupérer.

  • Vastre, le 03/08/2005 à 19h14

    Le témoignage de cette mère pose le problème de façon simple et très dérangeante.

  • Stéphanie, le 03/08/2005 à 19h05

    Quelle horreur pour ces mamans, c'est déja si difficile de perdre un enfant alors qu'il n'est pas né ou né-mort. Leur âme est en haut et c'est peut-être le plus réconfortant.

  • Steph, le 03/08/2005 à 18h34

    Puisque le foetus aurait dû être incinéré pourquoi cette dame psychote-elle alors que son foetus a été conservé ? Ce morceau qui n'a pas d'existence légale aurait dû être détruit alors s'il est conservé c'est mieux non ? Rappellons qu'un foetus de ce type n'est pas un enfant !

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