
Le gouvernement et les enquêteurs se mobilisent après le crash d'un avion au Venezuela, qui a provoqué mardi la mort de ses 160 occupants. Les 152 passagers étaient pour la quasi totalité des Français de Martinique partis une semaine en vacances au Panama sur un vol de la West Caribbean Airways, une compagnie de charter colombienne. Deux d'entre eux étaient des Martiniquais résidant à Vauréal, dans le Val d'Oise, une commune qui comprend une importante communauté antillaise. "Seize salariés de la Caisse générale de Martinique figurent parmi les victimes, ainsi que 11 membres de leurs familles", a annoncé par ailleurs la Cnam.
Crash de la West Caribbean: l'enquête relancée par un rapport
Selon Le Figaro, l'enquête recommande à Boeing de réévaluer le calage des alarmes sonores de décrochage de ses appareils. Un élément accablant pour les familles des victimes.
Publié le 16/08/2010
Environ 300 proches des victimes arriveront jeudi à Maracaibo, depuis la Martinique, a indiqué mercredi le consul de France à Caracas, Thierry Moulins. Pour sa part, le ministre de l'Outre-mer François Baroin s'est rendu à Fort de France. Arrivé mercredi matin en Martinique pour apporter le soutien de la France aux familles et proches des victimes de la catastrophe, François Baroin les a assuré de "l'immense solidarité nationale", à l'issue d'une cérémonie religieuse oecuménique dans le hall de l'aéroport du Lamentin. "Vous n'êtes pas seuls", a-t-il lancé à la foule en deuil, avant d'annoncer à la presse qu'un "hommage national" serait rendu aux victimes mercredi 24 août à Fort-de-France. Le ministre devait rencontrer mercredi en fin d'après-midi (heure locale) à Caracas le président vénézuélien Hugo Chavez, ainsi que ses ministres des Transports et de l'Intérieur.
Le ministre de l'Outre-mer a affirmé que le gouvernement allait "s'assurer que les familles souffrent le moins possible, s'occuper des plus fragiles, des plus démunis". "La priorité, ce sont les familles. Il faut qu'elles soient informées en même temps que les élus", a-t-il déclaré. Il a indiqué encore qu'il voulait rapidement "évaluer les besoins de coordination entre actions vénézuéliennes et françaises", précisant que les corps ne pourront pas être rapatriés "tant qu'ils n'ont pas été identifiés".
La France renforce son dispositif consulaire et diplomatique
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Cellule de crise de la préfecture Cellule interministérielle de crise : Site du ministère de l'Outre-mer : Contacts pour les familles à |
De son côté, le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a annoncé à Paris qu'il se rendrait "si possible dès samedi" à Maracaibo, en compagnie de familles de victimes. "Une antenne avancée de notre dispositif a été mise en place au plus près du site de la catastrophe à Maracaibo avec 3 personnes", a-t-il ajouté, annonçant "l'arrivée de renforts en provenance de Paris : 5 personnes dont 4 diplomates et un médecin-psychiatre".
Selon le ministre des Affaires étrangères, "dans les prochains jours, notre effort devra porter sur les points suivants : soutien auprès des familles (...) mise en place du processus d'identification des corps - l'élément le plus douloureux - et enfin collaboration dans le domaine judiciaire entre magistrats français et vénézuéliens pour conduire les procédures en cours en bonne harmonie". Des réunions regroupant tous les fonctionnaires en charge du dossier (Intérieur, Outre-mer, Défense, Transports, Justice et Tourisme) sont prévues chaque jour à Paris, a ajouté Philippe Douste-Blazy.
Photo d'ouverture : François Baroin à son arrivée à Fort-de-France - DR
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