Hôpital psychiatrique de Pau : l'évadé court toujours

le 02 août 2005 à 13h22 , mis à jour le 03 août 2005 à 20h30

Le patient dangereux qui s'est échappé de l'hôpital psychiatrique de Pau restait introuvable mercredi, malgré une importante mobilisation policière. Un autre patient, jugé "non dangereux", qui s'était échappé mercredi matin de l'hôpital, a lui regagné l'établissement.

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Malgré une importante mobilisation policière, il court toujours. Le patient dangereux qui s'est échappé de l'hôpital psychiatrique de Pau restait introuvable mercredi. Un autre patient, jugé "non dangereux", qui s'était échappé mercredi matin de l'hôpital, a lui regagné l'établissement dans l'après-midi, accompagné par un membre de sa famille.

Le premier fugitif, Sébastien, 20 ans, soupçonné de l'homicide d'un commerçant de Pau, a fait l'objet d'un "signalement urgent" au niveau national auprès de la police nationale, de la gendarmerie et de la police aux frontières. Sa photo a été diffusée aux médias. Le jeune homme avait été interpellé et mis en examen début juin pour "vol avec violence ayant entraîné la mort" d'un commerçant, retrouvé vertèbres cervicales fracturées, début mai, dans son magasin de coutellerie à Pau.

"Procédure habituelle"

Ecroué à la maison d'arrêt de la ville, Sébastien s'est fait remarquer à plusieurs reprises "en mal", tentant notamment de mettre le feu à sa cellule, selon une source proche de l'enquête. Considéré comme dangereux, il a fini par être placé à l'isolement. Après des tentatives de suicide, il a été transféré le 28 juillet à l'hôpital psychiatrique de Pau, le Centre hospitalier des Pyrénées (CHP), dans l'unité de soins et de surveillance intensifs (Ussi), pavillon moderne et "sécurisé" pour malades potentiellement dangereux. "Ce type de placement est une procédure habituelle", validée par des expertises médicales, selon le procureur de Pau. Un employé du CHP a confirmé que des détenus de la maison d'arrêt se retrouvaient "régulièrement" dans ce pavillon.

Selon une source proche de l'enquête, le détenu a probablement suivi une "stratégie" pour être hospitalisé et organiser plus facilement une évasion. La rapidité avec laquelle il s'est emparé des clefs et a ouvert la porte après avoir "agressé" les deux infirmiers de service fait effectivement penser à un geste prémédité.

Double meurtre

Selon la directeur de l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH), Alain Garcia, les dispositifs de sécurité ont "correctement fonctionné": les vigiles sont intervenus deux à trois minutes après l'alerte et aucun blessé n'a été à déplorer. "Les deux infirmiers ont fait leur travail dans le souci de se protéger et de protéger les autres patients. Ils sont là pour soigner et non pas pour jouer les gardiens de prison", a estimé Jean-Claude Le Pauvre, délégué CFDT au CHP.

Certains au CHP, comme la responsable CGT Conception Gomez, estiment que des détenus n'ont rien à faire dans l'établissement et devraient être internés dans l'unité pour malades difficiles (UMD) du centre de Cadillac (Gironde). C'est d'ailleurs dans cette unité que se trouve actuellement Romain Dupuy, auteur présumé du meurtre de l'infirmière et de l'aide soignante qui avait traumatisé le CHP en décembre 2004. Ce double meurtre avait suscité plusieurs mesures de sécurisation du CHP.

Un patient évadé d'un hôpital psychiatrique à Limoges

Un patient "non dangereux" s'est évadé dans la nuit du 29 au 30 juillet de l'hôpital psychiatrique de Limoges. Agé de 39 ans, il s'est évadé après avoir agressé à l'arme blanche deux infirmières. C'est ce qu'a révélé mercredi le syndicat CGT dans un communiqué. L'homme était soigné depuis quelques jours dans une unité psychiatrique judiciaire du centre hospitalier Esquirol, pour une dépression, selon le parquet de Limoges qui a ouvert une information judiciaire pour "évasion". Selon la CGT, "l'effectif minimum cette nuit-là n'était pas respecté, comme cela arrive fréquemment d'ailleurs tout au long de l'année, car l'effectif de nuit sur l'hôpital en général est insuffisant". Les deux infirmières, "profondément choquées, sont en arrêt de travail", souligne la CGT.

Photo d'ouverture : l'évadé de l'hôpital psychiatrique de Pau - DR

le 02 août 2005 à 13:22
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1 Commentaires

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  • Patricia, le 08/05/2009 à 14h55

    Je suis entièrement d'accord avec les écrits de la responsable CGT. Certains patients ingérables terrorrisent les équipes soignantes et n'ont rien à faire au CHP.

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