
Un bâtiment de soutien de la Marine nationale, équipé d'un système de barrage anti-pollution, devait arriver mercredi à la mi-journée au large des côtes du golfe de Sagone (Corse-du-Sud), où s'est échoué mardi un yacht de 49 m de long. Il s'agit du bâtiment de soutien, d'assistance et de dépollution Ailette, basé à Toulon. Il a été envoyé titre préventif, a indiqué la préfecture maritime à Toulon. Une pollution "légère", provoquée par des résidus d'huile et de gazole s'échappant du navire "en faible quantité", s'étend actuellement sur un rayon d'une centaine de mètres autour du bateau.
Le remorqueur de haute-mer, l'Abeille Flandre, était déjà arrivé mardi soir au large de Sagone, mais mercredi matin, aucune opération de remorquage n'avait commencé. Le navire, à moitié immergé et qui s'est enfoncé par l'avant, demeure la poupe en l'air. Le choix entre pompage des soutes ou renflouement est actuellement à l'étude avec le propriétaire.
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La carte de la zone concernée |
Pour une raison indéterminée, le bateau de croisière "Land's End", d'une capacité de 400 tonnes et battant pavillon britannique, a heurté un récif isolé situé à environ deux kilomètres de la plage de Sagone (30 km au nord d'Ajaccio) alors qu'il s'approchait du rivage. Une société monégasque assure la gestion de ce bateau pour des croisières en Méditerranée, pour la somme de 13.000 euros par jour. Le "Land's End" a été construit en 1965 dans des chantiers néerlandais et rénové à la fin des années 1990. Vingt-cinq personnes se trouvaient à bord au moment du naufrage: 13 hommes d'affaires portugais et 12 membres d'équipage, principalement philippins. Ils ont été transportés, sains et saufs, sur la plage voisine par la gendarmerie nationale.
Une enquête judiciaire a été ouverte par le substitut du parquet d'Ajaccio pour déterminer les causes de l'accident qui semble lié à une "erreur de pilotage", selon une source proche de l'enquête. Une association de défense de l'environnement, Mor Glaz, basée à Landerneau (Finistère), a protesté contre cette pollution "qui peut paraître mineure, mais qui détruit le plancton de surface et est donc très destructrice de la faune". L'association qui milite notamment pour le renforcement des moyens de surveillance et de lutte contre la pollution en Méditerranée, demande qu'un navire d'intervention supplémentaire soit basé en permanence à Bonifacio.
Photo d'ouverture : le yacht échoué - DR
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