
"Nous resterons dans ce gymnase un an s'il le faut". Omar Cissé, porte-parole des rescapés de l'incendie de l'immeuble du XIIIe arrondissement qui a coûté la vie à 17 personnes vendredi, ne veut pas en démordre : "Nous exigeons des logements décents et définitifs".
Le gymnase Kellermann, près de la Porte d'Italie, ne devait servir que pour une nuit mais la cinquantaine de familles, qui s'y sont réfugiées après le drame se disent déterminées à obtenir "un bail et une clé". Depuis samedi, des centaines de personnes, dont de nombreux militants d'associations de soutien aux plus démunis, viennent leur apporter leur soutien.
Le soutien de l'abbé Pierre
Dernière visite en date, celle de l'abbé Pierre, 93 ans. Le fondateur d'Emmaüs est venu lundi matin pour appeler les pouvoirs publics à prendre le problème de ces familles, et plus largement celui de tous les mal-logés, à bras le corps. "A Paris, il est certain qu'il y a plusieurs endroits, peut-être beaucoup, qui sont comparables à là où est arrivé ce drame", a déclaré l'abbé à l'issue de sa visite. Il s'est dit "très impressionné par la dignité des familles et par (leur) solidarité".
Côté enquête, on ne connaît toujours pas les causes du sinistre. Le procureur de la République de Paris avait indiqué samedi qu'il n'était pas dû à un court-circuit. Les prélèvements opérés à l'endroit du départ du foyer, au rez-de-chaussée dans la cage d'escalier, vont être analysés une seconde fois "à titre de précaution, pour croiser les résultats du premier laboratoire" qui a conclu à l'absence de traces d'hydrocarbures, a-t-on ajouté de source judiciaire. Neuf des 17 personnes tuées ont été identifiées. Les enquêteurs ont recours aux analyses ADN pour les huit autres victimes.
(Des rescapés lors de la manifestation organisée samedi/archives/DR)
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