Une plainte déposée contre la DST

le 12 août 2005 à 15h59 , mis à jour le 12 août 2005 à 18h05

Deux hommes relâchés fin juillet après trois jours en garde à vue dans le Nord accusent le service de contre-espionnage de violation du secret de l'instruction et violation du secret professionnel.

directeur dst Bousquet de Florian © INTERNE

Un homme et son fils interpellés fin juillet par la DST à Wervicq-sud (Nord) dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Madrid et qui ont été libérés sans poursuite après 72 heures de garde à vue, ont déposé plainte jeudi contre la DST.

Le 26 juillet au matin, les policiers de la Direction de la surveillance du territoire (DST) avaient interpellé Mohammed Adahchour, 56 ans, de nationalité marocaine, et son fils Ahmed, 20 ans, de nationalité française, à leur domicile de Wervicq-Sud, près de la frontière belge, au nord de Lille. Selon une source proche du dossier, les coordonnées téléphoniques de la famille seraient apparues dans l'enquête conduite par les policiers espagnols sur les attentats de Madrid du 11 mars 2004, qui ont fait 191 morts et près de 2.000 blessés.

"Une caméra de télévision et un photographe d'agence de presse..."

Jeudi le père et son fils ont déposé plainte avec constitution de partie civile contre la DST, en la personne de son directeur Pierre de Bousquet de Florian, et contre X, pour violation du secret de l'instruction et violation du secret professionnel.

Selon leur avocat, Me Franck Berton, "ces deux principes ont été violés car les interpellations effectuées dans le cadre d'une commission rogatoire ont eu lieu sous le regard d'un caméraman de télévision et d'un photographe d'agence de presse qui ont été prévenus par les enquêteurs de la DST". "Il n'y a pas eu un mot d'excuse du ministre de l'Intérieur, alors qu'on ne reproche rien à MM. Adahchour", a déploré l'avocat lors d'un point presse en présence des deux hommes.

Photo : le directeur de la Direction de la surveillance du territoire, Pierre de Bousquet de Florian.

le 12 août 2005 à 15:59
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16 Commentaires

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  • Suang, le 13/08/2005 à 13h44

    Ce qui me choque, c'est qu'à partir du moment ou ils ont été relachés, ils sont considérés comme innocent (je parle de l'opinion publique)... il est aussi possible en fait qu'ils sont coupable, mais que la justice n'a pas reussi à le prouver, ou meme pire, qu'une erreur de procedure les a fait relachés, non ?

  • Nico, le 13/08/2005 à 12h06

    MR demission, ce n'est pas avec vous et vos pensées que l'on va avancer...genre de personne à avoir voter non à l'europe pour sanctionner le gouvernement...pauvre de vous...En tout cas même si il y avait des journalistes, on entend plus parler de cette plainte que de la garde à vue des deux individus...dommage pour la sécurité en France...

  • Guérineau, le 13/08/2005 à 10h35

    Je vois que certains n'ont pas bien compris l'article : La plainte déposée ne vise pas l'opération de la DST en elle-même (quoique certaines méthodes employées n'ont pas semblé très déontologiques aux dires des "suspects") mais le fait que cette opération ait été médiatisée. Ce qui est tout à fait différent. Je ne me prononcerai donc pas sur l'opportunité de l'opération, mais je condamne sa médiatisation.

  • Alban, le 13/08/2005 à 10h12

    La plainte ne porte pas sur le fait d'avoir été arrêté, gardé à vue et interrogé mais sur la violation du secret de l'instruction. Le Parquet et lui seul décidera si la plainte est recevable. Par ailleurs, sachez que les interventions médiatisées ont lieu chez des suspects dont on sait par avance qu'ils ne sont pas dangereux, car sinon la vie des journalistes est mise en danger et le ministère de l'Intérieur (ou de la Défense) est alors en cause. Enfin, les policiers eux-mêmes n'aiment pas cette médiatisation car elle est à double-tranchant (témoins extérieurs en cas de bavure), et elle engendre une perte de temps (organisation, convoyage et protection des journalistes, ...). Si vous devez agir vite, ce n'est pas la bonne façon de faire.

  • FRANCOIS, le 13/08/2005 à 09h43

    LA DST NE FAIT QUE SON TRAVAIL § PORTER PLAINTE EST ABSURDE ET NON RECEVABLE DANS LE PAYS D ORIGINE DE CES PLAIGNANTS LA POLICE NE PREND PAS DE GANTS ET IL N Y A PAS DE DELINQUANCE§ LA FRANCE EST MALADE DE TOUTES CES LOIS QUI PROTEGENT TOUT ET N IMPORTE QUOI§ TROP DE LIBERTE TUE LA LIBERTE§ QUAND A CELUI QUI DEMANDE LA DEMISSION DE MR SARKOZY IL FAUDRAIT QU IL LUI ARRIVE UN GROS PROBLEME ON VERRAIT S IL PERSITE DANS SA DEMANDE §

  • Denis, le 13/08/2005 à 09h20

    Ce n'est pas une raison pour que la police fasse n'impote quoi n'inpote comment,il faut bien comprendre que cela peut pertubé une personne!

  • Marcel, le 13/08/2005 à 09h18

    Ce qui est en question n'est pas l'intervention de la police qui ne faisait que son travail, mais bien la présence de journalistes sur les lieux. comment connaissaient-ils l'existence de cette intervention?

  • Hubert Bonisseur, le 13/08/2005 à 08h55

    Pourquoi le patron de la DST a-t-il permis que des journalistes assistent à l'interpellation d'un suspect? Ceci est contraire aux principes d'un service secret. Hypothèse 1 : la DST veut agir sous le feu médiatique et convoque d'elle-même les médias pour des gros coups (j'y crois pas). Hypothèse 2 : le ministre de tutelle de la DST (Sarkozy) ordonne à des fins politiques la scénarisation d'un démantèlement d'une organisation terroriste. On mesure encore une fois les ravages de la communication média anticipée ordonnée par Sarkozy. Malheureusement c'est le fusible Pierre de Bousquet de Florian qui va devoir s'expliquer, et non pas son responsable Sarkozy, prêt à détruire un service secret efficace afin de servir sa gloire personnelle. Il est nécessaire que les agents DST finissent leurs enquêtes avant la diffusion de toute conclusion hâtive.

  • Laurence, le 13/08/2005 à 08h37

    Et la présomption d'innocence où est-elle dans cette affaire?Les "coupables" étaient reconnus avant même que l'enquête n'ait vraiment commencé .Est-ce leur nom qui les désignait coupables? Ca sent le coup médiatique orchestré par un certain monsieur "Ambition personnelle" ,ce qui donne un avant goùt de se qui se passera si par malheur il est un jour èlu à la présidence de la France.

  • Fabrice, le 13/08/2005 à 02h01

    Ici les gens n'ont vraiment rien compris, si ces personnes ont porté plainte contre la DST c'est parce que juste avant leur interpellation, la DST a contacter France 2 pour venir filmer, bien sur en donnant les noms et en faisant montrer les photos des suspects (qui seront finalement innocenté). Et oui ça ne doit pas être drôle d'être accusé d'être un dangereux terroriste dans le journal de 20 Heures.

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