© TF1L'université du PS réunie à La Rochelle a pris l'allure d'une marche d'approche pour le congrès du Mans à la mi-novembre et l'élection présidentielle de 2007. Les débats en ateliers, organisés avec des têtes d'affiche, n'ont pu échapper totalement à une polarisation autour des présidentiables. Avant le discours de clôture du premier secrétaire François Hollande dimanche, Laurent Fabius vendredi dans une séance plénière sur le logement, puis "DSK" samedi sur l'économie ont fait grimper haut l'applaudimètre. Coup sur coup, les deux hommes ont confirmé qu'ils solliciteraient l'investiture du PS pour la course à l'Elysée en 2007. Laurent Fabius a lâché avec humour à la presse qu'il n'était pas "absolument avéré qu'(il) soit le seul candidat" à l'investiture. M. Strauss-Kahn a déclaré clairement qu'il serait "candidat à la candidature".
La maire de Lille Martine Aubry s'est elle aussi mise sur les rangs. Jack Lang l'a fait il y a plusieurs mois. "A 18 mois de l'échéance, ils en ont parfaitement le droit", fait remarquer en privé François Hollande. A condition, ajoute-t-il, de "ne pas faire le congrès sur cette question". Pour tous, le congrès sera une étape-clé dans la reconquête de la présidence de la République dans deux ans. A cet égard, aucun camp n'a marqué de points décisifs à La Rochelle.
"Un projet clair, un parti fort"
Jack Lang était tout sourire. "En ce moment-même, le sursaut s'est déjà produit. Mon sentiment est que l'équipe autour de François Hollande est majoritaire et qu'elle le sera encore plus d'ici au congrès", a-t-il dit. Selon son entourage, François Hollande a affirmé vouloir dégager une majorité "dans la clarté", tant sur le fond que sur d'éventuelles alliances. "Pas de combinaisons", tel est le mot d'ordre, tandis que DSK souhaite "plus d'arêtes" dans la motion du congrès en préparation pour marquer les contours idéologiques.
Ce bloc doit aussi compter avec le groupe Nouvelle Voix, animé par des proches de Bertrand Delanoë et les députés Jean-Louis Bianco et Gaëtan Gorce et qui a réuni 200 personnes vendredi soir, selon ses animateurs. Ancré dans la majorité sortante, ce groupe réclame "un projet clair, et un parti fort".En face, le camp du non au référendum du 29 mai partira en ordre dispersé au congrès.
Henri Emmanuelli, qui a rencontré longuement MM. Hollande et Fabius, successivement, déposera sa propre motion, à côté de celle de Laurent Fabius (rejoint notamment par le sénateur Jean-Luc Mélenchon et le député ex-poperéniste Alain Vidalies), et du Nouveau Parti socialiste (NPS) d'Arnaud Montebourg et Vincent Peillon.
(DSK samedi à La Rochelle/TF1)
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