Les scrutins locaux reportés en 2008

le 02 août 2005 à 14h24 , mis à jour le 02 août 2005 à 15h31

Cinq scrutins prévus entre mars et septembre 2007, il y avait de quoi lasser l'électorat. Pour éviter ce téléscopage, le Conseil des ministres a approuvé mardi deux projets de loi modifiant le calendrier électoral. Les élections municipales et cantonales seront reportées en mars 2008, les sénatoriales en septembre.

politique elections regionales main urne © INTERNE

Le calendrier électoral pour 2007 s'annonçait chargé. Très chargé : entre mars et septembre, devaient théoriquement se succéder les élections municipales et cantonales, l'élection présidentielle, les élections législatives et les élections sénatoriales. Un vif débat gauche-droite s'était ouvert dès l'été 2004 face à ce téléscopage exceptionnel des scrutins, amenant Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur, à consulter les 30 et 31 août les responsables de neuf partis politiques (MRC, PRG, MPF, FN, UMP, UDF, PS, Verts, PCF).

Finalement, seuls les scrutins de portée nationale ­ (les élections présidentielle et législatives) ­ auront effectivement lieu en 2007. Deux projets de loi modifiant le calendrier électoral, approuvés mardi en Conseil des ministres, reportent les élections municipales et cantonales en mars 2008 et les sénatoriales en septembre 2008. Le gouvernement suit en cela l'avis du Conseil constitutionnel, qui jugeant "qu'une telle concentration de scrutins sollicite à l'excès le corps électoral au cours de la même période et fait peser sur les pouvoirs publics une charge trop lourde", avait préconisé un tel report.

"Le calendrier électoral de l'année 2007, s'il était inchangé, présenterait des difficultés majeures de mise en oeuvre", a rappelé mardi, lors du compte-rendu du Conseil à la presse, le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé, en présentant ce changement de calendrier. Les deux projets de loi, présentés par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, prévoient également la prorogation d'un an, jusqu'en mars 2011, du mandat des conseillers généraux élus en mars 2004, "afin de préserver le rythme de renouvellement triennal par moitié des conseils généraux", a ajouté Jean-François Copé. Il est également prévu "la fixation à cinq ans" du mandat des sénateurs élus en septembre 2008, "afin de ne pas affecter la réforme du Sénat, qui ramène le mandat de sénateur de neuf à six ans, et remplace le renouvellement triennal par tiers par un renouvellement triennal par moitié", a indiqué le porte-parole du gouvernement.

le 02 août 2005 à 14:24
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