© INTERNEAu cœur de la colère des associations de soutien en faveur des sans-papiers, ce sont neuf "opérations policières d'envergure" ayant conduit à des expulsions d'étrangers dans des quartiers de Paris en moins de deux mois. "Stalingrad le 25 juillet, Strasbourg-Saint-Denis le 28 juillet, Strasbourg-Saint-Denis le 2 août, Belleville le 4 août, Ménilmontant le 9 août, Ménilmontant le 24 août, Porte de Clignancourt le 31 août, Château d'Eau le 1er septembre, Château d'Eau le 6 septembre", énumèrent-elles.
"Ces opérations ont toutes en commun d'être rendues possibles par des réquisitions du parquet qui visent, dans un périmètre donné, la recherche d'infractions aussi diverses que: vols, incitation à la mendicité, travail illégal, port d'arme blanche... A l'occasion, les infractions à la législation sur les étrangers y figurent également. Ainsi, dans un périmètre bouclé, les forces de police peuvent contrôler toute personne s'y trouvant sans motif", expliquent La Cimade, le Groupe d'intervention et de soutien aux travailleurs immigrés (Gisti) et le Syndicat de la magistrature, dans un communiqué commun.
"Les contrôles au faciès deviennent la règle"
Ses associations dénoncent "des contrôles au faciès y deviennent la règle" et considèrent que "le seul résultat connu" de l'activisme policier est "le placement en rétention en vue de leur expulsion de plusieurs dizaines d'étrangers sans papiers". Et de conclure : "Il n'y a pas d'autre mot que rafle pour les qualifier". Ces "pratiques dangereuses", selon les associations, "font voler en éclats les règles protectrices qui encadrent le contrôle d'identité".
Photo : une manifestation de sans-papiers (archives).
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