© INTERNELes projets d'attentats concernant le siège de la DST, le métro parisien et l'aéroport d'Orly, évoqués début septembre par un suspect arrêté en Algérie, ont été confirmés par au moins l'un des gardés à vue interpellés lundi en France, affirme l'AFP en citant une "source proche du dossier".
Ces trois objectifs auraient été auparavant évoqués devant les services algériens par M'Hamed Benyamina, 34 ans, arrêté le 9 septembre à l'aéroport d'Oran. Ce sont ces informations, transmises aux autorités françaises, qui auraient mené à l'interpellation lundi de neuf personnes à Trappes (Yvelines) et Evreux (Eure), dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en juillet 2005 et confiée au juge Jean-Louis Bruguière.
"Une cabale, un coup monté"
Selon une source proche du dossier, au moins une des personnes gardées à vue dans le cadre de ce coup de filet, a confirmé aux enquêteurs que le groupe envisageait de perpétrer un ou plusieurs attentats à Paris, comme l'avait dit M'Hamed Benyamina au cours de sa garde à vue en Algérie. "Il s'agit d'une cabale, d'un coup monté. Une alliance entre la DST et la sécurité algérienne. Une opération médiatique destinée à renforcer le prestige d'un candidat à la candidature" (présidentielle en Algérie), avait assuré mercredi Me Salah Djemaï, l'avocat de M'Hamed Benyamina.
Selon un juge antiterroriste, leur projet aurait été "très avancé". Pourtant, les policiers de la DST, du Raid et des Renseignements généraux n'ont saisi ni armes, ni explosifs, ni composants chimiques au moment de leur coup de filet, lundi. Au terme de la période de garde à vue de quatre jours, quatre des neuf personnes interpellées pourraient être présentées vendredi aux magistrats instructeurs en vue de leur probable mise en examen.
Suite à un "tuyau" des autorités algériennes, la sécurité du siège parisien de la Direction de la surveillance du territoire (DST) avait été renforcée mi-septembre.
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