
"Est-ce que je suis isolé? La réponse est non", a déclaré Laurent Fabius à son arrivée au Conseil national du parti, qui s'est ouvert samedi au Palais de la Mutualité à Paris. "Avec beaucoup d'amis, sur la base de nos convictions communes, nous avons fait un premier rassemblement. Il y a aussi un rassemblement qui s'opère autour du NPS. Ces deux rassemblements ont vocation à converger pour avoir une majorité nouvelle d'un parti socialiste vraiment ancré à gauche et qui puisse rassembler l'ensemble de la gauche", a poursuivi l'ancien Premier ministre. Interrogé sur la motion commune entre le NPS d'Arnaud Montebourg et Vincent Peillon et l'AS emmenée par Henri Emmanuelli, Laurent Fabius a répondu : "ils ont sûrement leurs raisons internes, mais nous avons convenu que nous allons converger pour préparer ensemble une majorité nouvelle".
Faire prévaloir la ligne de rassemblement
Dans son intervention devant le Conseil national, il a réaffirmé la nécessité de "rassembler à gauche". Il a présenté les quatre objectifs de la motion qu'il entend défendre au congrès du Mans pour répondre aux "priorités concrètes des Français" : l'emploi et le pouvoir d'achat, le logement, le "bloc éducation-recherche", la protection sanitaire, sociale, environnementale et de sécurité publique". "Nous avons un débat très court" avant le congrès, c'est pourquoi ce débat doit "porter sur les propositions", pas sur "les personnes", et doit être "un débat de fond, qui fait écho à ce qui se passe dans le pays", a dit M. Fabius. "Ce sont les militants qui en définitive décideront (...) et ces décisions n'ont jamais posé de problème lorsqu'elles sont en accord avec l'électorat socialiste", a-t-il ajouté, déchaînant de longs applaudissements d'une partie de la salle. Pour Fabius, "c'est cette ligne de rassemblement à gauche qu'il faut faire prévaloir" face à "une droite qui est en train de tout démolir".
Au total, cinq motions ont été déposées samedi matin en vue du congrès qui se tiendra du 18 au 20 novembre au Mans : celle de la majorité de François Hollande ; celle des nouveaux alliés du NPS et d"'Alternative socialiste"; celle de Laurent Fabius et Jean-Luc Mélenchon; celle du groupe Utopia, chantre de la "décroissance"; et celle du sénateur "social-libéral" du PS Jean-Marie Bockel. Ces textes-programmes seront soumis au vote des militants le 9 novembre et détermineront la ligne politique du parti et sa direction.
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