© AFP PHOTO FRANCOIS LO PRESTI Michel Fourniret a prémédité ses crimes. Et son épouse, Monique Olivier, a joué un rôle actif dans les meurtres. De nouvelles révélations qui font un peu plus froid dans le dos. Mais les enquêteurs sont formels. Ils ont retrouvé une série de lettres échangées en 1987 entre le tueur en série présumé, alors en prison, et sa future épouse alors visiteuse de prison, Monique Olivier. "Il s'agit de courriers saisis par les enquêteurs belges, au domicile Fourniret à Sart-Custinne, en Belgique, au moment de l'arrestation de Michel Fourniret pour une tentative d'enlèvement" en juin 2003, a précisé cette source, confirmant des informations de France Bleu Champagne. Dans ces lettres, Michel Fourniret, alors en détention provisoire à la prison de Fleury-Mérogis pour une série de viols, explique à Monique Olivier, qu'il tuera les deux premiers maris de celle-ci une fois libre, selon une source proche de l'enquête. Cette dernière lui répond que, s'il commet ces deux meurtres, elle lui amènera des vierges afin qu'il puisse assouvir ses fantasmes, selon la même source.
Toujours selon cette source, ces lettres montrent le rôle déclencheur de Monique Olivier et confirment en outre que Fourniret avait prémédité ses meurtres, commis en France et en Belgique entre 1987 et 2003. Sorti de prison en octobre 1987, il aurait, dès le mois de décembre, enlevé et tué Isabelle Laville, 17 ans, dans l'Yonne. Reste une question : comment ces échanges de courriers ont-ils pu avoir lieu ? La règle est normalement que toutes les lettres entrant et sortant d'une prison sont préalablement lues par l'administration pénitentiaire pour en vérifier le contenu. Deux pistes sont pour l'heure envisagées pour expliquer ces " fuites" : l'échange de courrier au parloir ou tout simplement l'avocat de Fourniret.
Français de 63 ans détenu en Belgique, Fourniret doit être extradé vers la France en octobre et jugé en 2006 pour six meurtres de jeunes filles en France et un en Belgique, de même que son épouse Monique Olivier, 56 ans, poursuivie pour complicité dans la plupart des dossiers.
Photo : Monique Olivier en 1989 à Namur lors de fouilles (crédits AFP /FRANCOIS LO PRESTI )
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