© INTERNEAprès le feu d'artifices de Nicolas Sarkozy en matière économique mercredi, Dominique de Villepin n'a pas surenchéri jeudi lors d'un déplacement dans un lycée professionnel. "Même si certains veulent distiller au quotidien un certain venin du doute, imaginant qu'ambitions, rivalités, querelles puissent être inévitablement le lot habituel des dirigeants, il n'y a pas de calculs, il n'y a pas d'autre stratégie qu'une stratégie pour la France !", a-t-il affirmé.
Mais si le Premier ministre ne répond pas directement au président de l'UMP, d'autres le font à sa place, à commencer par Jean-François Copé, le porte-parole du gouvernement. Invité de France-Info jeudi après-midi, le ministre délégué au Budget est revenu sur plusieurs propositions de Nicolas Sarkozy.
Interrogé sur les déclarations la veille du président de l'UMP Nicolas Sarkozy, qui prône un plafond de l'impôt à 50% des revenus, alors que lui-même a évoqué le niveau de 60%, J.F Copé a répondu qu' "on peut discuter du curseur". Mais, a-t-il fait remarquer, "il y a une contrainte quand même, c'est la contrainte de finances publiques". "Personne n'imagine naturellement que l'on finance des baisses d'impôts en aggravant le déficit. Nicolas Sarkozy était ministre des Finances il y a encore un an, il était le premier à appeler l'attention sur la maîtrise des finances publiques", a-t-il affirmé.
Une vague d'audits
Autre souhait formulé mercredi par le président de l'UMP, une réforme de l'ISF, et "dès cet automne", "pas après 2007". " Cette réforme, à travers notamment le plafonnement de l'impôt total des ménages, "sera adoptée dans le projet de loi de finances pour 2006 et applicable aux revenus de 2006", a répondu le porte-parole du gouvernement.
Sur les déclarations de Nicolas Sarkozy qui souhaite qu'au moins un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne soit pas remplacé, Jean-François Copé l'affirme : "j'ai une divergence sur la méthode. Je ne suis pas favorable en ce qui me concerne à ce qu'on affiche une norme arithmétique et globale, parce qu'il y a des domaines où on a besoin de plus de fonctionnaires, --on l'a vu au ministère de l'Intérieur, au ministère de la Justice, par exemple-- et d'autres où l'on a besoin de moins de fonctionnaires, on l'a vu par exemple au ministère des Finances", a-t-il conclu.
Par ailleurs, le ministre délégué au Budget a abordé un autre domaine cher au président de l'UMP : la modernisation de l'Etat. Alors que Dominique de Villepin doit formuler des propositions sur ce sujet dans les semaines à venir, Jean-François Copé a affirmé qu'une vague d'audits serait lancée à compter du 1er octobre dans tous les ministères. "Nous allons introduire pour la première fois en France le contrôle de gestion dans tous les ministères (...) Ça sera pour le coup une vraie rupture", a-t-il ajouté, reprenant à son compte le mot fétiche de Nicolas Sarkozy. " Ces audits seront notamment réalisés par les corps d'inspection de l'Etat. Mais Jean-François Copé a précisé qu'il serait également fait appel "en tant que de besoin à des experts extérieurs". "Il n'y a, là-dessus, aucun tabou", a-t-il souligné.
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