
Lundi soir, France 3 diffusait une émission de "Pièces à conviction", dans laquelle Nicolas Sarkozy déclarait que "la menace terroriste existe à Paris" et qu'"elle est à un niveau très élevé". Le matin-même, un groupe d'islamistes présumés avait été arrêté en région parisienne et en Normandie. Les enquêteurs sont convaincus de la "logique d'action" qui animait la cellule qu'ils ont démantelée, composée d'individus réputés proches du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC).
Semblant confirmer les craintes d'attentats, le GSPC, créé au milieu des années 1990 par des dissidents du GIA (Groupe islamique armé) algérien, a diffusé mi-septembre sur internet un communiqué signé de son chef, Abou Mossaâb Abdelouadoud, alias Abdelmalek Dourkdal, menaçant la France. Selon une source proche du Renseignement français qui n'a pas établi de lien direct entre le communiqué et les arrestations, ce texte est un des éléments qui conduisent les autorités françaises à juger "élevée" la menace terroriste. Selon cette source, Dourkdal y écrit que "le seul moyen de rendre la France disciplinée, c'est le djihad et le martyr islamique". "La France est notre ennemi numéro un, l'ennemi de notre religion, l'ennemi de notre communauté", poursuit Dourkdal.
La France est citée une quinzaine de fois dans cette diatribe, également très hostile à l'égard du pouvoir algérien, "relais de la France", selon la source. Le texte appelle à "chasser l'influence française d'Algérie", poursuit-on de même source. Il appelle également à "restaurer le califat", une rhétorique fréquente des groupes de la mouvance d'al Qaïda.
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