L'heure de la rentrée des classes

le 02 septembre 2005 à 06h00 , mis à jour le 02 septembre 2005 à 15h17

"Ce sera une belle rentrée", avait prédit le ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, qui doit superviser cette année la mise en application de la loi Fillon sur l'école. 10 millions d'élèves ont pris ce vendredi le chemin de l'école.

rentrée

La majorité des 12 millions d'élèves de la maternelle à la terminale ont repris les cours ce vendredi. Ils ont été accueillis par environ 1,3 million d'adultes, dont 880.000 enseignants, rentrés jeudi. Environ deux millions d'écoliers ont déjà effectué leur rentrée anticipée dans les écoles pratiquant la semaine de quatre jours et, pour eux, cette journée de vendredi n'avait déjà plus le charme des traditionnelles prises de contact, retrouvailles, listes de fournitures et fiches de présentation. D'autres n'y sacrifieront que lundi, les établissements étalant souvent sur deux jours l'accueil de leurs élèves.

Aucun d'entre eux n'a plus l'occasion de discuter aux intercours devant les distributeurs de boissons et nourriture qui ont tous été retirés des établissements en application de la loi du 9 août 2004 sur la politique de santé publique. "Ce sera une belle rentrée", avait prédit le ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, ignorant certaines revendications syndicales sur la suppression de 7.000 postes de profs en collèges-lycées.

Evoquant son "émotion", le ministre a assuré qu'il abordait "ce moment avec pleine confiance, non pas la confiance béate de la méthode Coué mais la confiance en l'Ecole", qui "réussit", a-t-il rappelé. Il a cependant demandé "un peu de patience et de compréhension" car "il y aura forcément des ajustements, la rentrée est un exercice difficile qui se fait en très peu de jours". M. de Robien avait tenté d'apaiser par avance les ardeurs d'enseignants restés sur leur faim après l'adoption définitive de la loi Fillon malgré trois mois de mobilisation en annonçant la mise à disposition des établissements de 45.000 "emplois vie scolaire", dont au moins 20.000 créations nettes.

"Tous gagnants !"

Il a cependant immédiatement provoqué les commentaires ironiques des acteurs de l'éducation, qui ont relevé un "retour aux emplois jeunes" supprimés par ses prédécesseurs, et surtout dénoncé la précarité de ces emplois. Engagés par le biais de l'ANPE, sous la forme de contrats aidés, ces adultes seront notamment chargés d'accueillir et de surveiller les élèves, d'assurer la maintenance informatique ou d'animer les bibliothèques. Ils travailleront 20 à 26 heures par semaine pour un salaire ne dépassant pas 850 euros mensuels. Mais la grande nouveauté de la rentrée 2005 pour les élèves sera la première mise en pratique de la loi Fillon sur l'école.

Les écoliers apprendront désormais les paroles de la Marseillaise en plus de son histoire, les collégiens pourront bénéficier d'une mention au brevet ouvrant la voie à des bourses au mérite plus nombreuses et les lycéens se passeront de travaux personnels encadrés (TPE), supprimés en terminale au profit d'un allègement des effectifs en langues, en attendant le dédoublement complet. Les décrets d'application se sont égrenés les jours précédant la rentrée, modifiant l'enseignement des langues - par groupes de niveau et plus par classe, selon des normes correspondant au cadre européen - et les dispositifs de soutien scolaire - systématiques cette année en CE2 et 6e, partout où c'est possible, en attendant la généralisation l'année prochaine.

le 02 septembre 2005 à 06:00
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1 Commentaires

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  • Parents, le 02/09/2005 à 08h36

    Comme chaque année, pour nous parents, cette journée est toujours pleine de souvenirs avec une certaine émotion. Bonne rentrée et bon courage à tous les élèves.

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