
Après sa rentrée en demi-teinte à la Baule, Nicolas Sarkozy a voulu reprendre l'initiative mercredi en exposant à ses troupes un programme économique de changement radical pour les années à venir. Le président de l'UMP a ainsi affirmé qu' "en dix ans, nous pouvons ramener le taux de chômage à moins de 5% de la population, c'est-à-dire revenir au plein emploi". "Rien n'est plus faux que de dire que " contre le chômage, on a tout essayé ". La vérité, c'est qu'on a essayé tout, sauf ce qui marche ailleurs", a affirmé M. Sarkozy. Il a souligné que "le taux de chômage de 10%" est "même en réalité de 20%, parce qu'il faut compter les emplois aidés, ceux qui sont dispensés de chercher un emploi, et la fonction publique dans laquelle, par définition, il n'y a pas de chômage". Il a préconisé de "stimuler l'activité des seniors", notamment en "supprimant la contribution Delalande" (qui contraint l'entreprise à verser une cotisation de trois mois de salaire brut pour les salariés les plus âgés en cas de licenciement), et d'encourager aussi l'activité "des jeunes, des femmes, des titulaires de minima sociaux".
"Aucun titulaire de minimum social ne devrait rester sans exercer une activité susceptible de l'amener progressivement à reprendre un emploi marchand", a-t-il souhaité. Nicolas Sarkozy a aussi estimé que "la fusion de l'ANPE et de l'UNEDIC est une urgente nécessité", et a réaffirmé qu'il faut "moderniser le droit du travail". "Inventons un nouveau droit du travail plus simple, qui privilégie le contrat de travail à durée indéterminée (...), qui encourage l'embauche dans les entreprises qui se développent et ne complique pas la situation de celles qui sont en difficulté", a-t-il suggéré.
50% d'impôt maximum
Sur le plan de la fiscalité, Nicolas Sarkozy a demandé mercredi à l'UMP d'aller "plus loin" que le gouvernement en proposant notamment qu'aucun Français ne paye en impôt plus de 50% des revenus de son travail. " Je propose que nous nous donnions deux objectifs simples : aucun Français ne doit payer en impôt plus de 50% des revenus de son travail; toute notre fiscalité doit être placée au service de la production des richesses dont tous les Français bénéficieront", a déclaré le président de l'UMP, qui concluait les travaux de la convention Economie de son parti, à Paris.
"Nous devons nous donner comme objectif de ramener en cinq ans notre taux de prélèvements obligatoires à la moyenne européenne", ce qui est "une nécessité pour parer les effets d'une concurrence fiscale européenne que nous ne pouvons plus ignorer", a-t-il plaidé. S'il a souligné que le principe de l'impôt de solidarité sur la fortune est "juste", il a insisté sur le fait que "son régime est à l'origine de la délocalisation de nombreux entrepreneurs". Ayons le courage de le dire, de le réformer pas pour après-2007 mais pour cet automne dans le cadre de la loi de finances" 2006. "Le gouvernement a annoncé une simplification de l'impôt sur le revenu, ce qui est un premier pas important. Je souhaite que nous allions plus loin en mettant notre système fiscal au service de la croissance", a lancé Nicolas Sarkozy.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




