
Le ministère de l'Education nationale ne veut pas revoir le fiasco de l'an dernier avec des cours de récréation vides et classes désertées. Ainsi, les quelque 12 millions d'élèves de la maternelle à la terminale ne travailleront plus le lundi de Pentecôte et seuls les personnels des établissements se plieront à une journée supplémentaire dans l'année, fixée par le chef d'établissement.
"Il s'agit d'une journée de travail supplémentaire, c'est donc pour les travailleurs, les enseignants, les personnels des établissements scolaires, pas pour les enfants", estime le ministrère, en reconnaissant avoir tiré les leçons du fiasco qu'avait constitué, le 16 mai dernier, la nouvelle obligation faite aux élèves de venir en classe.
Cette décision de ne plus faire travailler les élèves une journée supplémentaire, compte tenu de son "effet d'entraînement" sur les autres secteurs, était contenue dans le rapport d'évaluation de la journée de solidarité remis en juillet par le député Jean Leonetti (UMP) au Premier ministre.
Il fallait être "souple et pertinent", a expliqué le cabinet de M. de Robien. Aussi les chefs d'établissement, "après consultation, arrêteront la journée ou les deux demi-journées" - la demi-journée paraît "plus opérationnelle" - durant lesquelles enseignants et personnels devront "consacrer du temps aux élèves sans les élèves". Ce ne sera donc pas forcément le lundi de Pentecôte.
Il s'agira de consacrer cette journée à la concertation des équipes éducatives sur le projet d'établissement ou sur les meilleures manières d'aider les élèves en difficulté, etc. "Ce dispositif traduit beaucoup de souplesse pour que ça passe, pour que ce soit efficace et avec un contenu directement en rapport avec la réussite des élèves", a commenté le cabinet de M. de Robien.
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