© LCI"Les communiqués sur l'état de santé du président de la République ont respecté l'exigence de rigueur médicale", a affirmé mardi soir le ministère de la Défense. Le gouvernement répond ainsi aux doutes émis dans un entretien au journal La Croix, le président du conseil de l'ordre des médecins Jacques Roland. Selon lui, ces communiqués, présentés comme médicaux, sont en réalité des textes mis au point par le patient, ses proches et ses conseillers. Nous ne sommes plus dans la communication médicale, mais dans le filtrage d'information d'origine politique", estime le Pr Roland. "Ces textes sont rédigés par des conseillers et, ensuite, dans un souci d'authenticité, sont lus par un médecin, chargé de la communication", poursuit-il. Le secret médical "s'impose effectivement à tout médecin", il y a aussi "le droit des citoyens à être informés sur la santé de leurs dirigeants", dit-il. C'est un "contexte très particulier qui autorise un certain pragmatisme", reconnaît-il.
Le ministère de la Défense dément donc les affirmations du professeur Roland et précise mardi soir que ces communiqués "ont été la demande expresse du patient et ont respecté l'exigence de rigueur médicale".
Jacques Chirac a été admis vendredi en urgence à l'hôpital du Val-de-Grâce à la suite d'un "petit accident vasculaire cérébral". Son état de santé connaît une "évolution très favorable", selon les médecins. Pour la première fois depuis son élection au fauteuil de président de la République, Jacques Chirac ne présidera pas le Conseil des ministres. Comme le stipule la Constitution, c'est son premier ministre, Dominique de Villepin, qui le remplace, la réunion en fin de matinée mercredi se tient à Matignon. Selon toute vraisemblance, le chef de l'Etat devrait rester à l'hôpital jusqu'à la fin de la semaine.
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