© AFPSuite à son accident vasculaire de vendredi et son hospitalisation, la polémique sur l'état de santé du président et le secret qui l'entoure ne fait qu'enfler. Au cœur du débat, l'âge du président (72 ans) et le mystère qui entoure son éventuelle candidature à sa propre succession en 2007. Et la déclaration mardi matin de Patrick Devedjian, proche de Nicolas Sarkozy qui n'a pas caché ses ambitions pour 2007 ce week-end à la Baule, ne va pas calmer les esprits. Le conseiller politique de l'UMP, a estimé mardi que Jacques Chirac "a l'intention de se représenter" en 2007, en ajoutant que le président de la République ne lui semblait pas "décidé à prendre sa retraite".
L'ancien ministre a jugé sur France 2 que l'hospitalisation du chef de l'Etat à l'hôpital du Val-de-Grâce n'était pas "un événement politique". "C'est un petit accident de santé (...) Ce n'est manifestement pas grave et tant mieux", a-t-il dit. "Je pense, a indiqué M. Devedjian, qu'il a l'intention de se représenter et c'est la raison pour laquelle il a choisi Dominique de Villepin comme Premier ministre et c'est peut-être même la raison pour laquelle Dominique de Villepin a dit qu'il ne serait pas candidat en 2007".
Selon le responsable UMP, proche de Nicolas Sarkozy, M. de Villepin "est là pour essayer de remettre sur orbite Jacques Chirac après l'échec du référendum" du 29 mai sur la Constitution européenne. "Si Jacques Chirac a les moyens politiques de se présenter, cela m'étonnerait qu'il renonce, ce n'est pas le genre d'homme à cela", a-t-il dit. Evoquant les premiers mois du Premier ministre, Patrick Devedjian a indiqué qu'"en cent jours, il ne pouvait rien se passer". "Le vrai rendez-vous du baromètre, c'est plutôt vers la fin de l'année, après la rentrée sociale, la rentrée parlementaire", a-t-il dit, en ajoutant qu'il n'avait "pas bien compris le concept de croissance sociale" avancée par Dominique de Villepin la semaine dernière.
" Pas de vacance du pouvoir " |
Le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré a affirmé mardi que Jacques Chirac, hospitalisé depuis vendredi, "va très bien" et il a souligné qu'"il n'y a pas eu vacance du pouvoir". Tout en reconnaissant ne pas avoir de nouvelles directes du chef de l'Etat, Jean-Louis Debré a dénoncé sur RTL "les Rintintin de la politique" qui font des commentaires sur l'état de santé de Jacques Chirac. Il les a appelés "à la décence et à la dignité". Le président de l'Assemblée nationale a posé trois questions : "y a-t-il vacance du pouvoir, y a-t-il continuité de l'Etat, y a-t-il transparence?" Il a fait valoir que "pour l'instant il n'y a pas eu, à aucun moment, vacance du pouvoir". La "continuité de l'Etat" est assurée puisque le président de la République "reçoit le Premier ministre, lui donne des instructions, a signé des décrets, a continué à assumer sa mission", a-t-il dit. |
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