
Un peu plus de trois mois après avoir quitté Matignon, Jean-Pierre Raffarin a effectué dimanche son retour sur la scène politique en retrouvant son fauteuil de sénateur de la Vienne, première étape vers une probable candidature au perchoir de la Haute Assemblée. Sans surprise, l'ancien Premier ministre, âgé de 57 ans, a été réélu dès le premier tour à l'occasion d'une sénatoriale partielle, avec 56,9% des voix, soit sensiblement le même score que celui obtenu il y a un an (56,5%). En septembre 2004, alors encore chef du gouvernement, il avait démissionné sitôt élu, laissant siéger son suppléant.
"Je ne souhaite pas faire une rentrée politique bruyante. Je soutiens le gouvernement. Je ne commente pas son action", a déclaré Jean-Pierre Raffarin dimanche peu après son élection, en confirmant, ainsi qu'il l'avait annoncé avant le scrutin, qu'il ne participerait pas aux journées parlementaires de l'UMP lundi et mardi. Il a indiqué qu'il avait reçu des messages de félicitation de Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy.
Le candidat UDF battu dans le Nord
L'ancien ministre de l'Education nationale, François Fillon (UMP), a lui aussi été élu au premier tour sénateur de la Sarthe avec 54,9% des suffrages. En revanche, l'ancien ministre de l'Ecologie Serge Lepeltier (UMP), maire de Bourges (Cher), a été battu par un candidat dissident de l'UMP au 1er tour et a décidé de se désister en sa faveur au 2e tour.
Dans le Nord, qui voyait s'affronter un candidat UMP et un candidat UDF, lequel avait reçu le soutien appuyé de François Bayrou, la victoire est revenue à l'UMP. L'ancien ministre délégué au Logement Marc-Philippe Daubresse a remporté avec 53,23% des voix le second tour de l'élection législative partielle dans la 4e circonscription du Nord, face au candidat UDF Olivier Henno, qui obtient 46,77%. "En passant de 21% au premier tour à quelque 47% des voix, Olivier Henno réalise un résultat remarquable", a toutefois analysé François Bayrou, refusant de prononcer le mot de défaite. "Il a su faire naître, contre les appareils des partis dominants, un formidable rassemblement des électeurs. On le voit dans les chiffres, ce rassemblement devait le conduire à la victoire, donnant ainsi à cette élection son véritable sens d'appel au changement. Mais l'appareil du Parti socialiste en a décidé autrement, en appelant à voter blanc ou nul, c'est-à-dire à faire élire le candidat UMP".
Photo d'ouverture : Jean-Pierre Raffarin - DR
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