Robien s'explique

le 10 septembre 2005 à 15h32 , mis à jour le 10 septembre 2005 à 15h48

Après le tollé suscité par ses récents propos sur "l'égalité de moyens" entre écoles privée et publique, le ministre de l'Education nationale a rencontré samedi les instances dirigeantes de la FCPE afin de désamorcer les tensions. Pour le ministre, derrière "égalité de moyens", il faut entendre "égalité des chances".

Gilles de Robien © TF1

Ses propos avaient déclenché un tollé au sein des syndicats d'enseignants et de parents d'élèves. Quelques jours à peine après la rentrée des classes, Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale, avait insisté, sur la station catholique Radio Notre-Dame, sur l'importance de la possibilité de choix entre enseignement public et privé. Une petite phrase, notamment, avait profondément irrité les syndicats : "il faut donc donner une égalité de moyens à l'enseignement public et privé pour que ce choix puisse s'exercer. Le privé, c'est aussi l'Education nationale, l'école de la République".

"Provocation", "propos inadmissibles et outranciers", "scandaleux", avaient aussitôt régi les syndicats. Devant cette menace de voir renaître la guerre scolaire, Gilles de Robien a temporisé samedi. Après une rencontre avec les instances dirigeantes de la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, le ministre de l'Education nationale a expliqué que ses récents propos sur "l'égalité de moyens" entre écoles privée et publique signifiaient "l'égalité des chances" et "l'égalité de la considération" au sein de son ministère. Et Gilles de Robien de rappeler que "le mot 'égalité' dans une République n'est pas un gros mot, c'est une valeur républicaine".

"Je dois me préoccuper de l'ensemble des enfants de France"

"Je parle de l'égalité des chances parce que c'est ce qui m'anime au sein de mon ministère, je parle d'égalité de la considération dans l'Education nationale, que ce soit public ou privé", a encore affirmé le ministre. Rappelant qu'il "n'y a plus de guerre scolaire", Gilles de Robien a observé que "la règle est établie par les textes et les lois". Pour conclure : "je dois me préoccuper de l'ensemble des enfants de France".

"Il a affirmé: la loi, toute la loi, rien que la loi", a expliqué Georges Dupon-Lahitte, président de la FCPE, aux journalistes. "Nous serons vigilants à ce qu'il reste dans ce cadre, nous espérons que les propos tenus devant nous se traduiront dans la réalité". Près de 2 millions d'élèves sont scolarisés dans l'enseignement privé, dont 95% dans des établissements privés sous contrat avec l'Etat, c'est-à-dire qui appliquent les programmes du ministère et dont les enseignants sont rémunérés par l'Etat.

Photo d'ouverture : Gilles de Robien - archives

le 10 septembre 2005 à 15:32
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