Robien rallume la guerre scolaire

le 09 septembre 2005 à 15h36 , mis à jour le 09 septembre 2005 à 17h05

Les propos du ministre de l'Education qui souhaite "donner une égalité de moyens entre enseignement public et privé" provoquent la colère des syndicats d'enseignants.

Gilles de Robien © TF1

"Provocation", "propos inadmissibles et outranciers", "scandaleux" : le moins que l'on puisse dire est que les syndicats d'enseignants ont peu goûté la petite phrase de leur ministre de tutelle prononcée quelques jours seulement après la rentrée scolaire.

Gilles de Robien, le ministre de l'Education nationale, avait insisté, jeudi, sur l'importance de la possibilité de choix entre enseignement public et privé. Pour lui, l'enseignement privé catholique ne constitue pas un "refuge" mais permettait au contraire d'exercer un choix. "Avoir ce choix est une liberté de plus qu'offre l'enseignement privé, une chance à portée de main à saisir ou non. Il faut donc donner une égalité de moyens à l'enseignement public et privé pour que ce choix puisse s'exercer. Le privé, c'est aussi l'Education nationale, l'école de la République", a-t-il ajouté. Des propos insupportables pour bon nombre d'enseignants et de syndicats, d'autant qu'ils ont été prononcés sur la station catholique Radio Notre-Dame.

"L'école de la République, c'est l'école laïque"

"C'est inadmissible qu'un ministre de la République oublie que l'enseignement catholique, qui par essence n'est pas laïque, ne peut être considéré comme l'école de la République", s'emporte le président de la FCPE, pour qui le ministre "veut rallumer la guerre scolaire". "Qu'un ministre reconnaisse l'enseignement privé, c'est la moindre des choses mais de là à faire l'apologie d'une école confessionnelle particulière est pour le moins scandaleux", considère le Syndicat général de l'Education nationale (Sgen-CFDT) et le Syndicat des enseignants (SE-Unsa). Du côté de FO, on rappelle que "le privé, ce n'est pas l'école de la République, l'école de la République, c'est l'école laïque".

le 09 septembre 2005 à 15:36
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13 Commentaires

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  • Nicolas, le 09/09/2005 à 17h40

    Les syndicats s'insurgent, certes, mais qu'en pensent tous les autres professeurs non syndiqués, lesquels représentent la majorité? Pour moi l'important n'est pas que l'école soit laique ou privé ou autre, l'important est que mes enfants sortent de l'école les mieux préparés possible pour affronter les obstacles de la vie. Sortons un peu de ces débats stériles, et cherchons tous ensemble des solutions pour nos enfants.

  • Allo, le 09/09/2005 à 17h23

    L ecole publique est a l'agonie ..... Vive l'ecole privee catholique qui est devenue la seule institution valable aux Francais de nos jous. Preuve : Toutes les demandes enregistrees!

  • Lucien, le 09/09/2005 à 17h19

    C'est normal que les syndicats râlent. L'école privée c'st celle qui réussit à enseigner, celle qui refuse 20 000 enfants à la rentrée 2005 parce que les dits syndicaux imposent des règels d'un autre temps. L'école publique en chiffres : 900 000 enseignants pour 10 000 000 de scolaires ; ça devrait faire 12 élèves par classe ? Cherchez l'erreur! ou les dépressifs, malades et grèvistes !

  • Christophe, le 09/09/2005 à 17h06

    Alors dans un soucis de justice républicaine il faudrait aussi reconnaitre et subventionner les écoles juives, musulmanes, et de toutes les confessions présentes en France.. Je trouve que la droite au pouvoir prend de plus en plus des couleurs d'extreme droite.. Le Reich n'était il pas en "bons termes" avec l'église catholique?? Tout ça ressemble à une manoeuvre visant à drainer l'électorat du FN...

  • Pierre, le 09/09/2005 à 16h59

    Je suis d'accord avec FO sur un point "le privé, ce n'est pas l'école de la République, l'école de la République, c'est l'école laïque". Resultats mes enfants sont dans le prive et je ne regrette rien. Pas de grève, pas de violence car l'ecole ou, selon le découpage de l'education ils aurait du aller a des détecteurs de metaux a l'entree............ (no comment)

  • Pascal, le 09/09/2005 à 16h59

    Je trouverais inadmissible qu'on aide les écoles privées sur les deniers publiques, je refuse que mes impots servent à les financer et qu'en dirait Bruxelle ? un état peut il financer une entreprise privée ? je ne le crois pas

  • OT, le 09/09/2005 à 16h57

    A 16 ans l'école laïque m'a dit que je n'avais plus ma place chez eux car je ne suis pas d'un milieu défavorisé (mais pas d'un milieu favorisé non plus). Cela n'avait rien à voir avec mes résultats (je suis ingénieur) mais à la médiocratie du système. S'il n'y avait pas eu l'école privée, je ne serais pas où je suis.... Bien sur, ça nos chers syndicalistes s'en fichent. Au contraire, en France il ne faut pas chercher à réussir car c'est honteux. Et l'école privée est un moyen de réussite que n'offre plus l'école publique en général(il y a des exceptions).

  • Thierry, le 09/09/2005 à 16h53

    Le commentaire ci dessus est d'un populisme ... Bon passons . La règle est simple : Si le gouvernement veux financer aux mêmes conditions l'enseignement catholique & laïque, il faudra en faire de même avec les écoles d'autres confessions (Juives, musulmanes ...)

  • Charles, le 09/09/2005 à 16h50

    Les écoles privées croulent sous les demandes d'inscriptions qu'elles ne peuvent accepter faute de moyens logistiques et pédagogiques. En quoi est ce inadmissible, outrancier, scandaleux de répondre aux besoins et aspirations des francais ? Encore et toujours des dogmes.

  • Ismael, le 09/09/2005 à 16h50

    Ok ChS de Cannes, c'est ton choix, tu as le droit et probablement les moyens, aucun problème mais hors de question de subventionner l'ecole privée avec des fonds public, encore si l'ecole publique disposait de fonds à ne savoir comment utiliser, je veux bien y songer mais c'est malheureusement loin d'etre le cas...

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