© TF1Le chef de l'UMP Nicolas Sarkozy a de l'ambition. Il l'a rappelé et clamé haut et fort dimanche lors du discours de clôture de l'université d'été de son parti à La Baule. Nicolas Sarkozy a ainsi affirmé que l'UMP n'était pas "derrière" le gouvernement mais "devant". Devant "pour fixer une perspective, pour gagner la bataille de la communication, pour porter des thèmes novateurs, pour convaincre notre électorat", a argumenté le président de l'UMP. Et de remercier le Premier ministre Dominique de Villepin d'avoir "retenu nombre de propositions" du parti. "L'UMP est libre vis-à-vis du gouvernement que nous soutenons", a martelé le ministre de l'Intérieur.
Mercredi, l'UMP doit tenir à Paris une convention économique, où Nicolas Sarkozy doit faire ses propres propositions, quelques jours après le plan de "croissance sociale" annoncé jeudi dernier par le Premier ministre. Nicolas Sarkozy a précisé que l'UMP fera des propositions "plus ambitieuses" que le gouvernement en matière économique et fiscale. "En proposant par exemple que nul contribuable en France ne puisse se voir prélever plus de 50% de ce qu'il a gagné par son travail", a déclaré Nicolas Sarkozy devant les jeunes militants. "La France ne peut faire l'économie d'un important mouvement de réduction de ses dépenses publiques qui passe par le non-remplacement de tous les départs à la retraite des fonctionnaires", a réaffirmé par ailleurs le ministre de l'Intérieur.
Choisir le meilleur
Et pour Nicolas Sarkozy, ambition rime aussi avec 2007. "J'ai pu mesurer la dureté de certaines attaques et l'impudeur de certaines attitudes", a-t-il déclaré dans une allusion à la publicité faite autour de ses problèmes personnels. "Mais j'en fais le serment devant vous : rien, vraiment rien, personne, vraiment personne, ne m'empêchera d'aller jusqu'au bout de la mission que vous m'avez fixée, d'essayer de mériter la confiance que me témoignent chaque jour tant de Français et de tenter d'être à la hauteur des rendez-vous de 2007", a-t-il déclaré.
"Pour les présidentielles de 2007, il n'y a pas de candidat auto-désigné ou obligé. Il y aura une concurrence saine, loyale, de qualité et au final c'est vous, les adhérents de l'UMP, qui aurez la responsabilité de choisir le meilleur", a-t-il réaffirmé. "Nous n'avons rien à craindre de la concurrence. Elle seule permet d'étalonner les valeurs", a-t-il souligné. Le congrès de l'UMP doit se réunir en janvier 2007 pour élire son candidat à la présidentielle. Aux yeux des chiraquiens, Dominique de Villepin apparaît de plus en plus comme une alternative à Nicolas Sarkozy dans la perspective de 2007. Mais Nicolas Sarkozy a de l'ambition et il en a fait la démonstration.
Nicolas Sarkozy invité du 20 heures de TF1 |
Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy a estimé dimanche lors du 20 heures de TF1 que ce n'est pas "avec les vieilles recettes qu'on règlera les problèmes d'aujourd'hui", en accusant le parti socialiste d'être "les nouveaux conservateurs". Interrogé sur ses points d'accords ou de désaccords avec le Premier ministre, M. Sarkozy a déclaré : "Dominique de Villepin et moi, qu'on ait des points de convergence, c'est plutôt une bonne nouvelle. Il est le numéro 1 du gouvernement et je suis le numéro 2, il vaut mieux qu'on soit d'accord sur l'essentiel". "Il faut faire preuve de créativité, en finir avec le statu quo et porter un discours de rupture avec la politique classique", a-t-il ajouté, soulignant que "le débat n'est pas interdit". Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a par ailleurs déclaré qu'il "assumait pleinement" sa décision de faire évacuer les squats, après les incendies meurtriers qui ont éclaté à Paris. "J'ai demandé au préfet de police de Paris d'évacuer les squats, je l'assume pleinement", a assuré M. Sarkozy. "Si j'ai pris la décision de les faire évacuer pour faire reloger ces gens, c'est parce que je ne veux pas que toutes les semaines on se retrouve avec la même situation", a poursuivi le ministre de l'Intérieur. |
(Image Nicolas Sarkozy dimanche à La Baule/TF1)
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