Le "serviable" gardien écroué pour viol et meurtre

le 23 septembre 2005 à 08h10 , mis à jour le 23 septembre 2005 à 08h26

Jean-Luc Cayez a été écroué jeudi après avoir reconnu le viol et le meurtre d'une jeune femme de 24 ans, à Soisy-sur-Seine en Essonne. L'homme avait déjà purgé deux peines de prison pour viol. Il ne bénéficait d'aucun suivi socio-judiciaire.

Cayez Audrey Soisy-Sur-Seine viol meurtre panneau

Ses voisins du domaine de Gerville à Soisy-sur-Seine le trouvaient "tellement serviable". Le gardien d'immeuble a reconnu mercredi le viol et le meurtre d'Audrey, une jeune femme de 24 ans habitant le domaine. Le corps de l'étudiante avait été retrouvé dénudé sous un lit par sa mère, dans la nuit de vendredi à samedi. Inquiète de ne pas parvenir à joindre sa fille depuis mardi, la mère vivant en province avait même demandé l'aide du gardien pour la retrouver.

Jean-Luc Cayez, violeur récidiviste, a été mis en examen jeudi par la juge d'instruction Catherine Larmignat pour "séquestration aggravée, viol, actes de barbarie en récidive, homicide volontaire accompagné d'autre crime" et incarcéré. L'homme de 48 ans présente "une personnalité complexe et très inquiétante", selon le procureur de la République d'Evry, Jean-François Pascal. Il a lui-même complété le scénario du crime durant sa garde à vue.

"Des Cayez, il y en a plein les prisons..."

En fin d'après-midi mardi 13 septembre, Cayez masqué et armé d'un fusil à canon scié se rend dans l'appartement qu'occupe Audrey au deuxième étage de son immeuble. Il l'oblige à descendre dans la loge, la neutralise, la soumet à des sévices sexuels jusqu'au lendemain. Puis il étrangle sa victime et profite de la nuit de mercredi à jeudi pour déposer le corps sous le lit de l'étudiante.

Le meurtrier présumé avait déjà été emprisonné deux fois pour viol. En octobre 1984, il avait été condamné à sept ans de réclusion criminelle pour viol ; puis, en 1991, par la cour d'assises de l'Hérault à vingt ans de réclusion criminelle pour le viol d'une voisine. Incarcéré à la centrale de Caen, il avait été libéré en 2002. L'homme n'a bénéficié d'aucune décision de liberté conditionnelle. Il est allé jusqu'au bout de sa peine, ne jouissant que de réductions de peines légales, selon le procureur d'Evry.

Quant au suivi socio-judiciaire, assorti d'une injonction de soins des délinquants sexuels, il ne lui était pas applicable puisqu'il n'est prévu par la loi que depuis 1998. "Des Cayez, il y en a plein les prisons...", estime un magistrat, sous couvert de l'anonymat. "Des personnes condamnées avant 1998 qui n'ont pas d'obligation de soin et qui, comme lui, vont aller crescendo dans la violence après leur sortie de prison", a assuré à l'AFP ce magistrat. Cayez encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

D'après AFP

le 23 septembre 2005 à 08:10
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12 Commentaires

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  • Vanessa, le 23/09/2005 à 13h27

    A Jean-Louis de Cannes : expliquez moi le rapport entre cette histoire et les fonctionnaires en general ? Quand on ne sait pas de quoi on parle, il vaut mieux se taire.... Il est faux de dire que les fonctionnaires ne risquent rien sous pretexte d'impunite. Mais bon, je crois que je ne vais pas rentrer dans ce debat. Par contre, je prefere penser a cette pauvre femme qui a decouvert sa fille morte. Il me semble que les propos de Jean-Louis sont completement obsolete.

  • Roucoucou, le 23/09/2005 à 13h19

    Vaut mieux une affiche homos qui s'embrasse que de voir des atrocités pareilles...Pauvres jeunes filles...

  • Patrick, le 23/09/2005 à 13h01

    La pepétuité sans aucune remise de peine pour ce genre de crime! Et si on décide de le relâcher prématurément, qu'on la lui coupe auparavant! Les violeurs ont cette tare ancré en eux à vie, je sais de quoi je parle pour avoir vécu ce drame par deux fois dans ma famille.

  • Hurlevent, le 23/09/2005 à 12h57

    Elles vont hurler toutes les bonnes âmes promptes à punir et à trouver des coupables... elles vont demander des pendables et suer de la peine de mort. elles oublieront l'essentiel : - analyser et répondre. Ce homme a été libéré sans aucun suivi (là c'est dommageable) mais aussi sans qu'aucune de ses demandes de libération conditionnelle ne soient acceptées : -or cela n'aide pas l'homme mais cela favorise aussi la récidive. Les travaux du cnrs, du conseil européen et de P.Tournier confirme que la baisse de la récidive est issue des aménagements de peine dont la conditionnelle. Alors avant de réagir comme des anes, renseignez-vous... et pour ce qui est de la perpétuité elle est en contradiction avec le principe d'amendement... pas de peine de mort, pas de perpétuité signe d'une société évoluée. En revanche condamnation, suivi et accompagnement des cas lourds oui !

  • Vastre, le 23/09/2005 à 12h38

    Pour la "Justice", tout va bien. Il n'y a pas urgence à protéger les futures victimes.

  • Yann, le 23/09/2005 à 12h27

    Une fois de plus le populisme judiciaire s'exprime à pleins poumons sur ce site. Toujours le fantasme du syndicat de la magistrature qui ne représente pourtant plus grand chose dans les formations pénales des tribunaux. Quant à la remise en liberté de ce détraqué, elle ne doit visiblement rien à une quelconque complicité objective de magistrats. S'il était arrivé au bout de sa peine, ces magistrats ne pouvaient légalement le maintenir en détention sous peine de commettre eux-même une infraction. On appelle ça la séquestration arbitraire...Au delà de 8 jours, elle passible de la Cour d'assises... La ''faute'' n'incombe donc pas aux magistrats chargés d'appliquer la loi mais bien au législateur. Je précise que je ne suis pas magistrat. Merci de me publier pour une fois...

  • Christian, le 23/09/2005 à 12h05

    Comme toujours,la justice ne fait pas son travail,pour des crimes graves,aucune remise de peine ne devrait être accordée et me mot perpétuité a t'il encore un sens? concernant les travailleurs honnêtes,pourquoi ne n'auraient-ils pas droit eux aussi à une remise de peine; 40 ans de bons et loyaux services, une retraite devrait leur être accordée au bout de 20 ans...

  • ., le 23/09/2005 à 11h46

    On a hélas déjà vu celà ! Il a purgé ses peines , il redevient donc blanc comme neige , et voilà le résultat .Personne ne semblait ètre au courant de ces antécédents ce qui est logique sinon celà risque d'ètre de la diffamation . Il ressortira de prison et comme il ne faut pas dire , il pourra au besoin recommencer !

  • Jean louis, le 23/09/2005 à 11h02

    En 1991 condamné à 20 ans c'est à dire jusqu'en 2011 ! Si la justice encore une fois avait été appliquée cette jeune fille serait encore en vie!!! Que la famille poursuive le ministère et le juge qui a libéré le tueur ! L'irresponsabilité des fonctionnaires en général comme leur impunité en cas de faute grâve qui leur assure un emploi à vie avec augmentation régulière et départ à la retraite plein pot tout cela est générateur de crimes et va faire le lit de l'extrème droite!! Mais c'est peut être le souhait du syndicat de la Magistrature qui ne va pas manquer une fois de plus de dire que tout était légal comme le viol et le meurtre de cette jeune fille qui s'est fait aussi en toute légalité!?¿?¿?¿?

  • Lily, le 23/09/2005 à 09h44

    La perpétuité??!? Dans 10 ans la "Justice" le relâchera et il recommencera! La Justice est meurtrière en France... encore une preuve!

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