SNCM : quatre marins en garde à vue

le 28 septembre 2005 à 08h39 , mis à jour le 29 septembre 2005 à 07h56

Quatre personnes, accusées d'avoir détourné le Pascal Paoli, ont été placées en garde à vue. A l'issue de son entretien avec le Premier ministre, le secrétaire général de la CGT a estimé que "le dossier de la SNCM n'était pas clos".

Toulon navire SNCM Pascal Paoli © DR

Le Pascal Paoli est arrivé mercredi peu après 20 heures au port de commerce de Toulon. Quatre personnes ont été placées en garde à vue sur le navire pour l'avoir détourné. Elles devaient être conduites dans une gendarmerie. Les autres marins devaient pouvoir quitter librement le bateau. Le procureur avait ouvert mardi une enquête de flagrance pour le "crime de détournement de navire" et le "délit de séquestration de personnes d'une durée de moins de cinq jours".

  • Jugés pour le détournement d'un navire SNCM en 2005

    Le procès des quatre syndicalistes de la SNCM qui s'étaient emparés d'un navire, en plein conflit social le 27 septembre 2005, pour une traversée rocambolesque entre Marseille et la Corse, s'ouvre ce jeudi.

    Publié le 19/11/2009 Jugés pour le détournement d'un navire SNCM en 2005
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"Une trahison"

Le cargo de la SNCM, détourné par les marins du Syndicat des travailleurs corses (STC)opposés à la privatisation, avait été pris d'assaut par le GIGN sur ordre de Matignon mercredi matin. Pour le nationaliste corse Jean-Guy Talamoni, cette intervention est une trahison : "un accord avait été passé excluant l'intervention policière. En échange, les marins acceptaient de ne pas débarquer dans la nuit. Il ne devait pas y avoir d'arrestations et le parquet devait revoir à la baisse la qualification des faits", a-t-il dit.

De nouvelles échauffourées ont éclaté mercredi soir à Bastia entre forces de l'ordre et manifestants réclamant la libération de la totalité des marins du STC. Pierres, feux de bengale et projectiles divers ont été lancés sur la vingtaine de CRS en faction devant la préfecture qui ont riposté avec des grenades lacrymogènes. Des gendarmes mobiles en tenue anti émeute sont intervenues tandis que les manifestants refluaient en direction du port. Une camionnette d'EDF-GDF a été incendiée par les manifestants.

"Encore des possibilités de discuter"

A Marseille, le mouvement de grève du personnel CGT du Port autonome, qui a déjà bloqué toute l'activité du premier port de France mardi, a été reconduit jusqu'à jeudi. Une quarantaine de navires, y compris les sept bâtiments de la SNCM, étaient bloqués à quai ou attendaient sur la rade.

A l'issue de son entretien mercredi soir avec le Premier ministre, le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a déclaré que le dossier de la compagnie maritime SNCM "n'était pas clos". "J'espère, en tout cas je comprends de cet entretien qu'il n'est pas bouclé au stade actuel, qu'il y a encore des possibilités de discuter", a précisé Bernard Thibault.  "Le gouvernement, manifestement, continue de réfléchir", a-t-il noté.

Le gouvernement Villepin a décidé de céder la compagnie publique, en grande difficulté financière, au fonds d'investissements français Butler Capital Partners. Devant l'ampleur des protestations, il a fait partiellement marche arrière mardi en se déclarant prêt à maintenir une participation minoritaire de l'Etat, qui pourrait être de 10 à 15% selon une source proche du dossier.

Corsica Ferries suspend ses rotations avec la Corse

La compagnie privée Corsica Ferries, concurrente de la SNCM, a décidé de suspendre les rotations de ses bateaux avec la Corse à compter de mercredi après-midi, estimant que la sécurité des navires n'était plus assurée, a annoncé l'un de ses responsables. Mardi soir, un navire de la Corsica Ferries avait été bloqué à Bastia avec ses passagers par des manifestants venus soutenir les marins du Syndicat des Travailleurs Corses qui avaient détourné le Pascal Paoli de la SNCM de Marseille à Bastia. Le bateau de la Corsica Ferries, un Mega Express, avait finalement pu quitter le port dans la nuit de mardi à mercredi. Dans la matinée, trois autres rotations de la Corsica Ferries ont eu lieu.

(Le Pascal Paoli à son arrivée dans la rade de Toulon mercredi soir/DR)

le 28 septembre 2005 à 08:39
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76 Commentaires

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  • Margaret, le 28/09/2005 à 17h51

    Ce qui me choque le plus c est de voir toutes ces réactions négatives des téléspectateurs sur LCI Vraiment, cet envoi de Puma, me fait penser à un déploiement de terroriste ..... Pour une fois que les Corses ne balançaient pas de bombes, mais essayaient de faire connaitre la situation. Quand je vois toutes les réactions sur le net, je suis vraiment écoeurée. Dès que l on fait grève, on est fainéant .... Sont-ils donc tous bien pourvus ces gens, pour ne pas être écoeurés de la course en avant du monde, de la libération au profit toujours plus immédiat. Si cela ne vous fait rien que des copains achetent une société à 35 Millions d euros, alors qu'elle en vaut 400, et que nous devions régler plus de 110 millions et payer le plan social de 400 employés, cela vous regarde. Mais les Butler et compagnie se frottent les mains, ... la ménagère anglaise, américaine et autre pourra continuer à se frotter et se foutre de la misère crasse qu'elle crée. Vraiment un beau monde que celui la, où on doit s'adapter ou crever.... Pas étonnant que les jeunes se suicident autant, on leur laisse un monde follement motivant... Cela a bien changé en 30 ans, et ce n est pas parce que d'autres pays de la CEE ont des difficultés actuellement, qu'il faut tout sabordé en France. Oui à L'Europe, mais progressivement, en faisant les choses intelligemment et non en écrasant tout ce qui existait ... Le délire et la bêtise en marche et pour longtemps... EN tout cas, je trouve qu'il y a bcp de réacs bien nourris en France ..... pfffff....

  • Jacob, le 28/09/2005 à 17h50

    Je trouve les propos de certains lecteurs totalement deplacés, heuresement qu'il existe en france des personnes qui defendent leurs emplois. Moi personnellement je trouve que les syndicats sont encore trop softs, on devrait interdire le fait de jouer avec les salariés, nous ne sommes pas une marchandise. Halte au privatisations sauvages.

  • Inconue, le 28/09/2005 à 17h36

    Il faut areter de dire que les corse sont dans l illegalite des persone jouent leur emploi leur vie car des famille sont a nourir et l etat que fait t il rien il fallais faire quelque chose et je leur dis bravo on ne se moque pas d'un peuple comme sa

  • Bernard, le 28/09/2005 à 17h36

    Ah ils sont forts pour envoyer le GIGN en corse, mais ne croyez-vous pas qu'il faudrait le GIGN en banlieue Parisienne dans ces zones de non-droit. C?est en banlieue parisienne qu?on veut le GIGN, pas en Corse !

  • Bannes, le 28/09/2005 à 17h35

    Felicitation au premier ministre et au GIGN.Il est tempts de mater ces fossoyeurs du port de marseille,ces eternels grevistes qui ont tué leur outil de travail et qui coutent trés trés cher au contribuable français.

  • Yves, le 28/09/2005 à 17h16

    Bravo Mr De Villepin. Les syndicats ont tué beaucoup plus d'emplois que les délocalisation. A quand un média assez courageux pour en parler.

  • Bambou, le 28/09/2005 à 17h00

    Merci pour le spectacle : un peu d'ordre, ce n'est pas pour nous déplaire !

  • Muffat, le 28/09/2005 à 16h42

    A force de grèves à répétition, il y a une grave responsabilité de certains syndicats qui laissent croire à leurs adhérents que les contribuables vont continuer à mettre la main à la poche. De ce fait, malheureusement, ils discréditent les entreprises publique.

  • Gérard, le 28/09/2005 à 16h26

    Bravo pour cette intervention du GIGN Il y en a marre de voir les syndicats (qui ne représentent qu'un infime pourcentage des travailleurs) scléroser ce pays. Dès qu'il s'agit d'avancer, de travailler, tous les prétextes sont bons pour qu'ils se manifestent contre l'état et la bonne marche d'une entreprise. Tout ne peux pas reposer sur l'Etat; la vie économique ne peut pas être basée que sur des entreprises que nous finançons avec nos impôts. Il est tant que le GIGN intervienne dans la CGT également pour embarquer des personnages (tel que Thibault), qui ne sont que des soixante huitards fainéants et assistés.

  • Julien, le 28/09/2005 à 15h56

    Le peu de tolérance et de dialogue amène à des situations et des réactions stupides, pensez-y!!!!!

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