© LCIJean-François Copé a redit au micro d'Europe 1 jeudi matin que Jacques Chirac "s'est rétabli vite, qu'il va bien et que sa sortie est prévue, effectivement, avant la fin de la semaine, dans des délais très courts maintenant". Déjà mercredi, le porte-parole du gouvernement avait annoncé la sortie prochaine du chef de l'Etat. "Le président de la République est en très bonne forme. Il a passé une heure avec le Premier ministre pour préparer le conseil et il sortira dans les tout prochains jours, d'ici à la fin de la semaine", avait-il indiqué.
Ce même Premier ministre, interrogé jeudi, en marge d'une visite dans un lycée professionnel à Beauvais, s'est montré lui aussi extrêmement optimiste : "Je l'ai eu au téléphone. Les nouvelles sont très bonnes (...) Il a hâte de sortir, c'est peu dire", a assuré Dominique de Villepin. Pour sa part, c'est sans faire de commentaire, et en toute discrétion, que l'épouse du chef de l'Etat, Bernadette Chirac, s'est rendue une nouvelle fois jeudi en début d'après-midi à l'hôpital du Val-de-Grâce, où on a pu la voir quotidiennement depuis l'hospitalisation de Jacques Chirac.
"Les Français ont le droit de savoir"
Concernant l'information sur la santé du chef de l'Etat, hospitalisé depuis vendredi, Jean-François Copé a souligné jeudi que "la transparence a été totale". Le président de la République a été "très attentif à ce que les communiqués diffusés par les autorités médicales du Val-de-Grâce donnent très précisément l'état des choses", a-t-il dit. Il a ajouté que le secret médical doit être applicable au président Jacques Chirac "comme à n'importe quel patient". Pour autant, "les Français ont le droit de savoir exactement si le président est en situation d'exercer pleinement ses fonctions. En l'occurrence, cela a été le cas", a-t-il dit.
Mercredi, pour la première fois jacques Chirac n'a pas présidé un conseil des ministres. Il a été présidé "à titre exceptionnel" par le Premier ministre, conformément à l'article 21 de la Constitution. Mercredi, en vertu de l'ordre protocolaire, Nicolas Sarkozy était face au Premier ministre autour de la table. En temps normal, le Premier ministre est assis face au chef de l'Etat et le no2 du gouvernement à la droite du président. La rivalité entre les deux hommes, exarcerbée par l'hospitalisation de Jacques Chirac, trouve désormais un relais dans l'opinion. Selon un sondage CSA publié lundi, 57% des Français estiment que Dominique de Villepin ferait un bon candidat pour la droite en 2007, un score qui se rapproche de celui de Nicolas Sarkozy (63%).
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