Villepin veut remettre la France d'aplomb

Par F.L., le 01 septembre 2005 à 20h00 , mis à jour le 01 septembre 2005 à 21h59

Invité jeudi soir du 20 heures de TF1, quelques heures après les annonces faites lors de sa conférence de presse de rentrée, Dominique de Villepin a précisé la philosophie de l'action de son gouvernement. Il l'a défini comme un "gouvernement de mission", dont le but sera "la remise en marche de ce pays".

villepin_20h

Arrivé à l'échéance de ses 100 jours à Matignon, Dominique de Villepin a annoncé jeudi la deuxième phase de son action gouvernementale. Action dont, invité jeudi soir du 20 heures de TF1, il a précisé la ligne directrice face à Patrick Poivre d'Arvor.

Interrogé en premier lieu sur une certaine image de la France qui souffre et se décourage, le Premier ministre a commenté : "C'est la tentation, et je la comprends ; le sentiment que rien ne change, qu'il y a dans notre pays trop de blocages... Et c'est face à cela que je veux réagir." Ainsi, face aux "angoisses" des Français, il faut "agir, ne pas se résigner" et "se rassembler". "Les Français sont las des divisions, las des querelles, las des éternelles mêmes critiques", a-t-il insisté. "Il faut déplacer les lignes, se soucier du résultat et nous avons 20 mois pour offrir aux Français des vrais résultats qui vont conforter notre démocratie à la veille des grandes élections".

"Ne laissons personne sur le bord de la route"

Pour retrouver la confiance, plusieurs choix ont été faits, a souligné le Premier ministre. "Premier choix : le choix de l'activité. Il faut dans notre pays que le travail paye (...) Deuxième choix : le choix du pouvoir d'achat (...) Troisième choix : le choix de l'investissement public". Concernant la croissance, qui suscite les inquiétudes : "Il y a de la croissance, nous serons dans une croissance entre 1,5 et 2%", a-t-il assuré. "Ce que nous voulons, c'est la fortifier ; et pour la fortifier il faut se mettre tous ensemble. Quand nous relançons l'investissement public, quand nous mettons 10 milliards d'euros pour relancer les travaux d'infrastructures à la fois ferroviaires et routières, nous dynamisons cette croissance (...) N'attendons pas que la croissance vienne toute seule : nous le savons, il faut nous retrousser les manches".

Résumant alors la philosophie de son gouvernement, le Premier ministre a martelé : "Je veux une France où nous ne laissons personne sur le bord de la route". Et il s'est dit prêt à une politique destinée à "allier dynamisme économique et justice sociale". Dans tous ces choix, a-t-il insisté, "croyez bien que je ne sors pas du rôle qui est le mien. Je suis chef d'un gouvernement rassemblé, j'agis dans les 20 mois qui sont ceux de l'action gouvernementale et j'entends bien, le jour où je quitterai Matignon, avoir contribué à la remise en ordre, la remise d'aplomb, la remise en marche de ce pays". Le Premier ministre s'est dit "soucieux d'avancer avec l'expérience du président de la République, avec le choix très fort qu'il a fait pour le pays".

"Je n'ai aucune ambition présidentielle"

Interrogé alors sur ses ambitions - et sur ses rapports avec Nicolas Sarkozy - Dominique de Villepin a souligné que le ministre de l'Intérieur avait fait "le choix courageux d'entrer dans le gouvernement à un moment difficile". Parallèlement à la tête de l'UMP il a "un rôle d'aiguillon, de proposition". Et sur un plan personnel : "Je n'ai aucune ambition présidentielle, puisque je suis tout à la mission qui m'a été confiée", a affirmé Dominique de Villepin. Au gouvernement, "nous n'avons qu'une ambition, c'est de servir les Français". Le Premier ministre a observé que sa mission était celle "d'un chef de gouvernement consacré entièrement à sa tâche et qui a pu méditer pendant de nombreuses années sur le destin de ceux qui, à un moment donné, se sont trompés de chemin alors même qu'ils étaient à Matignon".

La France offre son aide aux Etats-Unis

L'intervention de Dominique de Villepin a également été marquée par le drame qui frappe le Sud des Etats-Unis. Interrogé sur ce que la France peut et compte faire pour aider les victimes, le Premier ministre a une nouvelle fois assuré tous les Américains frappés de "la solidarité et de l'amitié de la France", en rappelant : "nous disposons de moyens de sécurité civile qui sont basés dans les Antilles. Nous sommes prêts à apporter notre concours aux Américains ; c'est ce que nous leur avons dit."

Photo d'ouverture : le Premier ministre sur le plateau du 20 heures de TF1 - DR

Par F.L. le 01 septembre 2005 à 20:00
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

12 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Jeunehomme alain, le 02/09/2005 à 15h46

    M Villepin est un bouffon de plus dans ce gouvernement complétement largué par la situation économique du pays.Préparez vous aux marasmes économiques à la fin de cet année.

  • Samuel, le 02/09/2005 à 12h16

    Le roi c'est Villepin et le bouffon Raffarin...!

  • Steph, le 02/09/2005 à 11h02

    Pour redonner de "l'activité" à la France, il n'y a pas 36 manières : que l'on force financièrement les Français inactifs à être dans la nécessité de trouver un travail pour vivre et que l'on redistribue les allocations en tous genres (celle du chômage par exemple) à ceux qui travaillent dur pour gagner des salaires de misère. Là ça serait équitable et juste : travail implique salaire et salaire implique travail. Enfin comment ne pas être tenté d'être passif quand l'on voit comme l'on est assisté, avec l'argent de ceux qui ont encore le courage de travailler biensûr. Merci TF1 de me publier.

  • Jacques, le 02/09/2005 à 10h49

    Moi le contrat avec 2 ans d'essai je suis pour, à condition qu'on l'applique au Président, aux ministres, aux députés etc... on économiserait sur la prime d'ancienneté !

  • Cathy, le 02/09/2005 à 08h48

    Pourquoi tous les français ne feraient pas grêve générale dans le pays public et privée ensemble une sorte de révolution comme nos ancêtres l'ont fait, et comme en mai 68.Toutes les promesses faites il n'y a rien de plus qui bouge on galère tous, y en a marre des partis politiques ainsi que de leur politique. La France va droit dans le mur. On coule!!!!!!!!!!!

  • Saint-marc, le 02/09/2005 à 07h16

    L'héritage socialo communiste est encore trop lourd. Sa digestion n'a pas encore été effectuée. C'est le même cas en Corée du Nord. La peur de la peur qui fait peur à la peur...

  • Hervé, le 01/09/2005 à 23h23

    Il est où son "big bang fiscal" ? C'est plutôt un "pschht" on dirait...

  • Loba, le 01/09/2005 à 21h34

    AUCUNE AMBITION PRESIDENTIELLE CEST NORMAL ON NE PEUT ETRE BOUFFON ET ROI EN MEME TEMPS!

  • Aline, le 01/09/2005 à 21h04

    Dynamisme,pouvoir d'achat,activité. Tout est si facile quand on a un CDI avec une période d'essai de 2ans!! Mr de VILLEPIN est aussi en CDI?

  • Omphalius, le 01/09/2005 à 21h00

    M. De Villepin veux investir 10 Milliards dans les infrastructures ferroviaires et routières afin de mieux pouvoir les offrir à ses amis en les privatisant plus tard?

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience