Villiers officiellement candidat pour 2007

le 11 septembre 2005 à 12h49 , mis à jour le 11 septembre 2005 à 21h28

Se présentant comme le porte-voix de tous ceux qui ont voté "non" lors du référendum européen, et dans un discours chassant volontiers sur les terres du FN, le président du MPF a annoncé dimanche sa candidature à la présidentielle. Son programme : "immigration stoppée" et reconquête des "territoires perdus de la République".

villiers_candidat_2007

Philippe de Villiers a officiellement annoncé, dimanche, sa candidature à l'élection présidentielle de 2007, lors du discours de clôture de son université d'été à Grasse (Alpes-Maritimes). "Je serai le porte-parole des 15 millions de patriotes qui ont voté non", a déclaré le président du Mouvement pour la France (MPF). "Il faudra élire en 2007 un président qui aura le courage de dire aux chefs d'Etat européens: c'est nous ou eux, ou bien c'est la France en Europe ou c'est la Turquie, mais pas les deux", a-t-il ajouté, devant quelque 500 personnes venues participer à son université d'été.

Pour Philippe de Villiers, l'élection présidentielle sera le "2ème tour du référendum" sur la constitution européenne qui a vu le non, dont il était l'un des défenseurs, l'emporter. "J'ai décidé d'être candidat à l'élection présidentielle pour (...) stopper l'islamisation progressive de la société française qui bascule progressivement dans le communautarisme et face au mondialisme des élites politiciennes", mais aussi pour "proposer un patriotisme populaire, moderne et audacieux", a-t-il déclaré, fortement applaudi par son auditoire qui scandait "Villiers président". "Je serai le candidat du patriotisme populaire", a-t-il ajouté, précisant que sa "méthode nouvelle" s'appuiera sur "la démocratie directe, le référendum".

"Une garde nationale pour contrôler nos frontières"

Le président du MPF veut "une politique d'immigration stoppée", "une politique d'assimilation", la fin de "l'eldorado des avantages sociaux pour les clandestins", et l'interdiction "des mariages blancs et la polygamie". Selon lui, "un véritable apartheid français se met en place" qui "nous conduit tout droit à la guerre civile ethnique". Philippe de Villiers a évoqué une "carte de France" de "la peur, de la poudre et de la haine" alors "que se multiplient partout les territoires perdus de la République, perdus pour l'Etat de droit (...), perdus pour la police (...) perdus pour la paix civile".

"Les citoyens français paient" pour "les familles polygames", "les clandestins", des "migrants irréguliers qui en viennent à refuser le relogement", a-t-il poursuivi devant un public acquis, manifestant bruyamment son approbation. Philippe de Villiers entend créer "une garde nationale pour contrôler nos frontières et les prêches dans certaines mosquées". Sur le plan économique, il veut "rendre le travail plus payant que l'assistanat" et "rapprocher le train de vie de l'Etat du train de vie des foyers français" et en matière européenne, reconstruire "l'Europe des peuples". Enfin, il voudrait mettre en place "un service civique national d'un an qui éveillera chaque jeune Français aux valeurs de la France".

Photo d'ouverture : Philippe de Villiers lors de l'annonce officielle de sa candidature - DR

le 11 septembre 2005 à 12:49
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