© INTERNEBernard Tapie se rappelle au bon souvenir de ses amis et de ses ennemis. Trois jours après l'arrêt de la cour d'appel de Paris, il s'exprime dans le Figaro et retrouve sa franchise habituelle. A ceux qui se croyaient débarrassés de lui, il rappelle les " trois activités essentielles de sa vie : les affaires, la politique et le sport. Et de prévenir : "j'entends participer au débat politique. Je veux être utile comme je l'ai toujours été. Si je réintègre un parti politique, ce sera le Parti radical, mais pas pour le diriger", a explique-t-il, après avoir été la figure de proue de ce mouvement dans les années 1990.
Interrogé sur ses contacts politiques, il explique que depuis vendredi, date de l'arrêt de la cour d'appel, "presque toute la gauche" l'a appelé pour le féliciter, "sauf Emmanuelli, Buffet et Besancenot". "A droite, personne ne m'a téléphoné, sauf Jean-Louis Borloo, et je suis certain que lui était sincère", a-t-il ajouté.
Jean-Michel Baylet, président du PRG, s'est réjoui de voir Bernard Tapie "rétabli dans sa dignité", soulignant que l'ex-ministre est le "bienvenu" chez les Radicaux de gauche. Interrogé après les déclarations de Bernard Tapie au Figaro annonçant son retour "dans le débat politique", M. Baylet a marqué sa satisfaction "de voir son innocence reconnue". "Cela en dit long sur le fonctionnement de la justice. Il aura fallu des années de combat et son énergie incroyable pour que la vérité éclate au grand jour".
La justice a condamné vendredi le CDR, l'organisme public chargé d'assumer la gestion passée du Crédit Lyonnais, à verser 135 millions d'euros à Bernard Tapie dans le cadre du litige sur la cession d'Adidas en 1993-1994. "Les affaires, c'est définitivement terminé, en revanche, je vais revenir dans le sport, c'est certain, mais c'est beaucoup trop tôt", a encore déclaré Bernard Tapie.
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