Enquête PSG : le directeur financier de Nike France mis en examen

le 22 octobre 2005 à 17h48 , mis à jour le 22 octobre 2005 à 17h55

Jean-Baptiste Mayer a été mis en examen mercredi à Paris dans l'enquête sur les transferts douteux du Paris-SG (L1 de football). Il est poursuivi pour "faux et usage de faux" et "complicité de travail dissimulé".

Justice Picto Vignette bleue © INTERNE

Le directeur financier de l'équipementier sportif américain Nike en France Jean-Baptiste Mayer a été mis en examen mercredi à Paris dans l'enquête sur les transferts douteux du Paris-SG (L1 de football). C'est ce qu'on a appris samedi auprès d'une porte-parole de Nike France. M. Mayer, directeur financier et opérations, est poursuivi pour "faux et usage de faux" et "complicité de travail dissimulé" dans l'instruction conduite par les juges Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset, comme l'indique le quotidien Le Parisien dans son édition de samedi.

Placé en garde à vue mardi par les enquêteurs de la Division nationale des investigations financière (DNIF), il a été déféré et mis en examen au pôle financier du palais de justice de Paris mercredi. Les deux magistrats, qui enquêtent depuis janvier 2005 sur les transferts douteux du PSG, ont obtenu fin septembre l'autorisation du parquet d'enquêter sur un système d'entente présumée entre Nike et le PSG destinée à payer moins de cotisations sociales.

Leur saisine a été élargie le 28 septembre à des qualifications de "faux et usage de faux, travail dissimulé, et complicité de ces délits". Cet élargissement fait suite aux conclusions d'un audit interne de Vivendi Universal, propriétaire du club via sa filiale Canal+ et partie civile dans le dossier, qui mettait au jour un système illégal de rémunération complémentaire des joueurs instauré par le PSG avec son parraineur Nike.

Le club aurait demandé à Nike de verser des compléments de salaires à certains joueurs, ce qui permet au PSG de payer moins de charges sociales et aux joueurs moins d'impôts. Nike, pour rentrer dans ses fonds, aurait de son côté facturé des amendes au club pour non-respect des obligations du contrat à l'image. La justice soupçonne que ces pénalités ne correspondent pas à de véritables entorses au contrat et dissimulent en fait les remboursements par le PSG des compléments de salaires versés par Nike.

En outre, Le Parisien a publié samedi une liste de 13 joueurs du PSG soupçonnés par les juges d'avoir perçu des compléments de salaires entre 2000 et 2004. Les joueurs, entendus comme témoins dans la procédure, auraient admis l'existence de ce système en indiquant l'avoir "subi", selon le journal. (AFP)

le 22 octobre 2005 à 17:48
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