
Dragan Mikic et Pascal Gendry, tous deux détenus pour vol à main armé et âgés d'une quarantaine d'année, "sont des gens dangereux, car ils sont en fuite et armés". La mise en garde vient du procureur de la République de Villefranche, Francis Battut, qui a indiqué que les deux hommes semblaient se diriger vers le nord.
Les deux détenus se sont évadés samedi de la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône dans le Rhône avec l'aide de deux complices extérieurs munis d'armes de guerre, et ont blessé un policier dans leur fuite. Les deux complices extérieurs avaient posé deux échelles contre le mur d'enceinte d'une hauteur de 7 à 8 mètres, près d'un mirador de la prison, en bordure d'un quartier résidentiel, au nord de la ville. Ils ont tiré avec des armes automatiques de type Kalachnikov et pistolet automatique sur le mirador et jeté une troisième échelle à l'intérieur de la cour pour permettre aux détenus de franchir le mur d'enceinte. Le personnel pénitentiaire qui se trouvait à l'intérieur de l'enceinte a échangé des coups de feu avec les assaillants, mais personne n'a été blessé, a expliqué Pascal Rossignol, délégué régional de l'Union fédérale autonome pénitentiaire (UFAP) qui s'est rendu sur place.
Une arme de service dérobée
Les quatre hommes se sont ensuite enfuis dans un fourgon, mais des policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) qui se trouvaient à proximité ont tenté de les arrêter. Un échange nourri de coups de feu a éclaté, au cours duquel un des agents de la BAC a été blessé à la cuisse. Il a été hospitalisé, mais son état n'inspire pas d'inquiétude. L'arme de service de l'un des deux policiers a été dérobée.
Un peu plus tard, le fourgon dans lequel les détenus ont pris la fuite a été retrouvé sur la commune de Saint-Georges-de-Reneins, à une dizaine de kilomètres au nord de la maison d'arrêt. Le "plan Milan" a été activé sur toute la région Rhône-Alpes. En fin d'après-midi, une trentaine de policiers sont entrés dans la maison d'arrêt car certains détenus refusaient de regagner leurs cellules au terme de leur promenade, mais l'intervention a duré moins d'une heure.
Pas de "périmètre de sécurité"
En début de soirée, le ministre de la Justice, Pascal Clément, s'est rendu à Villefranche, o il a rencontré le personnel de la maison d'arrêt. "Je suis venu exprimer ma solidarité au personnel pénitentiaire et au policier blessé. Il est inadmissible de voir des truands tirer en plein jour à la mitraillette sur un mirador", a déclaré le ministre.
Pascal Rossignol, syndicaliste de l'UFAP, a, de son côté, souligné que les mesures de sécurité dans les prisons étaient "souvent remises en cause pour des questions budgétaires". Il a notamment demandé qu'un "périmètre de sécurité" soit instauré autour de la maison d'arrêt de Villefranche, dont l'enceinte est située à quelques mètres de résidences particulières.
Début juillet, la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône (Rhône) avait été le théâtre d'une tentative d'évasion par hélicoptère qui avait alors été déjouée, sans faire de blessé, et qui visait sans doute à faire échapper deux personnes, dont Pascal Payet, braqueur récidiviste et roi de la cavale.
Détenu en cavale après une leçon de cheval |
On a appris samedi auprès de la préfecture du Finistère et de l'administration pénitentiaire qu'un détenu de la maison d'arrêt de Brest s'est évadé le 30 septembre dernier lors d'un stage d'équitation. Le détenu, un multirécidiviste déjà condamné pour vols de voitures et incendies volontaires, a profité du dernier jour du stage pour fausser compagnie à ses accompagnateurs, alors que chacun était occupé à enlever la selle des montures et à ranger le matériel. Un signalement a été fait à toutes les forces de police. Mais à ce jour, le détenu est toujours en fuite. |
Photo AFP : Jean-Philippe Ksaziek
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