Ce qu'ils ont pensé de Dominique de Villepin

le 07 octobre 2005 à 07h26 , mis à jour le 07 octobre 2005 à 12h47

L'intervention de Dominique de Villepin jeudi soir à la télévision n'a pas manqué de faire réagir. "Objectifs clairs", "discours creux", "verbalisme", voici un florilège des déclarations des élus et des syndicalistes.

Dominique de Villepin France oct 2005 © DR

Bernard Accoyer (UMP) : "L'objectif est clair, faire baisser le chômage et redonner du pouvoir d'achat à tous les Français (...) Les propositions de Dominique de Villepin, que ce soit pour la sécurisation des parcours professionnels, pour la réduction des inégalités ou pour récompenser les fruits du travail sont une réponse audacieuse et volontaire pour permettre à chacun d'avoir toute sa place dans notre société."

 François Bayrou (UDF), dans Le Parisien : "Des mots, toujours des mots. Il est très loin des réalités. Rien qui ne traduise vraiment ce que les gens vivent. Il s'est borné à énumérer des idées que l'on a entendues trente fois depuis trente ans (...) Sa prestation m'a rappelé la chanson de Dalida 'paroles, paroles' (...) Le crédit formation tout au long de la vie, la deuxième chance, la  validation des acquis... Des idées très sympathiques, mais que l'on a entendues de tous les gouvernements. Cela a déjà été dit par Jacques Chirac en 1995".

François Hollande (PS) : "La conception (de Dominique de Villepin), c'est de considérer qu'avec moins de droit du travail et  avec plus de précarité, le plein emploi peut revenir (...) Dominique de Villepin s'est montré le champion du verbalisme (...) Les clientèles de la droite française ont reçu beaucoup et très peu donné à  l'intérêt général".

Le Parti communiste français : "Il a tenté de faire du neuf  avec du vieux (...) Malgré les grandes déclarations de Dominique de Villepin visant à proclamer  sa 'mobilisation' et sa 'détermination', il n'a absolument pas répondu aux souffrances des Français concernant l'emploi ou le pouvoir d'achat (...) Le décalage entre Dominique de Villepin et les Français est total."

* * *

Laurence Parisot (Medef), sur RTL :  "Je suis prête avec lui ou ses services à entendre ses idées mais je veux dire que nous, le Medef, n'avons pas attendu le Premier ministre pour discuter avec les grande centrales syndicales (...) Je pense que le Premier ministre ne connaît peut-être pas assez  l'environnement dans lequel fonctionne une entreprise, ses contraintes (...) On est tous préoccupés par la question du chômage, la mollesse de la croissance. Eh bien, réfléchissons aux vrais problèmes qui nous empêchent de libérer les énergies".

Jacques Voisin (CFTC) :  "Le Premier ministre a fait un effort d'écoute, après la journée de mobilisation des salariés du 4 octobre, il semble qu'il tente des réponses. J'ai donc envie de dire chiche (...) Il reste à vérifier si les intentions manifestées sont traduites en actes, si les actes suivent, nous y seront attentifs (...) La volonté de dialogue affichée doit très concrètement se traduire par  l'acceptation de mettre tout sur la table et de confronter propositions contre  propositions, il y a urgence (...) Au-delà de la  volonté d'ouverture qui est exprimée, il va falloir faire pression sur le Medef"

Gérard Aschieri (FSU) :  "Le ministre a défendu sa politique mais les idéees présentées comme nouvelles me paraissent plutôt des idées éculées (...) M. de Villepin a évoqué la validation des accquis de l'expérience, le thème de la seconde chance, le crédit formation, mais tout cela n'est pas nouveau alors qu'en revanche il a esquivé la question fondamentale de la formation initiale." Gérard Aschieri pointe le "refus du Premier ministre de discuter d'une remise en cause du contrat nouvelles embauches"

Jean-Claude Mailly (FO) : "Il n'a pas entendu l'urgence exprimée le 4 octobre (...) Tout ce qu'il a annoncé était déjà dans les tuyaux d'une manière ou d'une autre, il n'y a rien de concret (...) La seule nouveauté, c'est qu'il va y  avoir des discussions (avec les syndicats), alors que le Contrat nouvelle embauche avait été imposé"

Alain Olive (Unsa) : "On ne peut pas dire qu'il ait répondu aux questions sur le pouvoir d'achat : s'agissant des branches professionnelles, il n'y a rien de nouveau, et en ce qui concerne la Fonction publique la réponse est à côté de la plaque, par rapport à la prochaine négociation salariale." En revanche, M. Olive a jugé "intéressante" l'idée d'"une sécurisation des parcours professionnels si on veut entendre que les droits doivent être attachés à la personne, lorsqu'elle perd un emploi, et non au seul emploi qu'elle occupe à un moment donné".

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le 07 octobre 2005 à 07:26
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6 Commentaires

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  • Creek83, le 07/10/2005 à 10h33

    Les déclarations du Premier Ministre ne sont en effet que des intentions, des souhaits et des idées directrices...comme il a expliqué il tente de mettre en relation et de coordonner les différents partenaires pour amorcer de véritables réformes. Alors, c'est vrai ce ne sont que des "paroles" mais M.Dominique de Villepin a le mérite d'avoir de l'audace, de chercher des solutions nouvelles... J'ai 35 ans et cela fait plus de 20 ans que j'entends les politiques dire que l'emploi est la priorité,et qu'il est nécessaires de faire des réformes dans notre pays!!!Ceux qui furent aux commande du pays quelque soit leur couleur politique n'ont fait que proposer des "mesurettes" et n'ont jamais eu le courage de s'attaquer en profondeur à la crise du chomage!!! Maintenant, ils sont tous dans l'optique des prochaines éléctions, et aimeraient bien que ce 1er ministre se "plante"!!! Au lieu de s'unir pour oeuvrer dans l'intérêt général du pays et des français, nos élus ne pensent qu'à leur carrière!!! Laissez au moins un peu de temps à ce premier ministre, qui est le seul depuis longtemps, a avoir le courage d'engager des réformes et avoir de l'audace....

  • Vive Sarkozy, le 07/10/2005 à 10h00

    Vivement que Mr Sarkozy nous "débarasse" de tous ces politiciens ridicules, et démodés!

  • Avenir, le 07/10/2005 à 09h50

    Je cite M Hollande " Les clientèles de la droite française ont reçu beaucoup et très peu donné à l'intérêt général" En attendant, c'est la droite qui finance la gauche. M Hollande, pourquoi ne pas avoir démissioner au lendemain du vote sur la constitution? Balayer un peu devant votre porte!

  • Le sagard, le 07/10/2005 à 08h42

    Villepin est comme toujours une personne qui fait de belles phrases,mais qui n'a aucun moyen de reussir.Les syndicats de fonctionnaires lui ont dit clairement,le 4octobre que c'est eux qui gouvernaient la Françe.

  • Jacques, le 07/10/2005 à 08h11

    Qu'attend donc Mr BAYROU pour prendre sa carte du parti socialiste ?

  • JP, le 07/10/2005 à 08h02

    Ce qu'ils ont pensé de Dominique de Villepin. TF1 roule-t-il pour Bayrou ? Derriere ce titre ronfleur se cachait l'inevitable basque, qui non plus n'a pas de solutions magiques en quelque matiere que ce soit. Ce Bayrou me fait penser a ces politiciens minables de la IVeme republique dont la rente a vie a ete brusquement interrompue par le retour du General en 1958.

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