© DRBernard Accoyer (UMP) : "L'objectif est clair, faire baisser le chômage et redonner du pouvoir d'achat à tous les Français (...) Les propositions de Dominique de Villepin, que ce soit pour la sécurisation des parcours professionnels, pour la réduction des inégalités ou pour récompenser les fruits du travail sont une réponse audacieuse et volontaire pour permettre à chacun d'avoir toute sa place dans notre société."
François Bayrou (UDF), dans Le Parisien : "Des mots, toujours des mots. Il est très loin des réalités. Rien qui ne traduise vraiment ce que les gens vivent. Il s'est borné à énumérer des idées que l'on a entendues trente fois depuis trente ans (...) Sa prestation m'a rappelé la chanson de Dalida 'paroles, paroles' (...) Le crédit formation tout au long de la vie, la deuxième chance, la validation des acquis... Des idées très sympathiques, mais que l'on a entendues de tous les gouvernements. Cela a déjà été dit par Jacques Chirac en 1995".
François Hollande (PS) : "La conception (de Dominique de Villepin), c'est de considérer qu'avec moins de droit du travail et avec plus de précarité, le plein emploi peut revenir (...) Dominique de Villepin s'est montré le champion du verbalisme (...) Les clientèles de la droite française ont reçu beaucoup et très peu donné à l'intérêt général".
Le Parti communiste français : "Il a tenté de faire du neuf avec du vieux (...) Malgré les grandes déclarations de Dominique de Villepin visant à proclamer sa 'mobilisation' et sa 'détermination', il n'a absolument pas répondu aux souffrances des Français concernant l'emploi ou le pouvoir d'achat (...) Le décalage entre Dominique de Villepin et les Français est total."
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Laurence Parisot (Medef), sur RTL : "Je suis prête avec lui ou ses services à entendre ses idées mais je veux dire que nous, le Medef, n'avons pas attendu le Premier ministre pour discuter avec les grande centrales syndicales (...) Je pense que le Premier ministre ne connaît peut-être pas assez l'environnement dans lequel fonctionne une entreprise, ses contraintes (...) On est tous préoccupés par la question du chômage, la mollesse de la croissance. Eh bien, réfléchissons aux vrais problèmes qui nous empêchent de libérer les énergies".
Jacques Voisin (CFTC) : "Le Premier ministre a fait un effort d'écoute, après la journée de mobilisation des salariés du 4 octobre, il semble qu'il tente des réponses. J'ai donc envie de dire chiche (...) Il reste à vérifier si les intentions manifestées sont traduites en actes, si les actes suivent, nous y seront attentifs (...) La volonté de dialogue affichée doit très concrètement se traduire par l'acceptation de mettre tout sur la table et de confronter propositions contre propositions, il y a urgence (...) Au-delà de la volonté d'ouverture qui est exprimée, il va falloir faire pression sur le Medef"
Gérard Aschieri (FSU) : "Le ministre a défendu sa politique mais les idéees présentées comme nouvelles me paraissent plutôt des idées éculées (...) M. de Villepin a évoqué la validation des accquis de l'expérience, le thème de la seconde chance, le crédit formation, mais tout cela n'est pas nouveau alors qu'en revanche il a esquivé la question fondamentale de la formation initiale." Gérard Aschieri pointe le "refus du Premier ministre de discuter d'une remise en cause du contrat nouvelles embauches"
Jean-Claude Mailly (FO) : "Il n'a pas entendu l'urgence exprimée le 4 octobre (...) Tout ce qu'il a annoncé était déjà dans les tuyaux d'une manière ou d'une autre, il n'y a rien de concret (...) La seule nouveauté, c'est qu'il va y avoir des discussions (avec les syndicats), alors que le Contrat nouvelle embauche avait été imposé"
Alain Olive (Unsa) : "On ne peut pas dire qu'il ait répondu aux questions sur le pouvoir d'achat : s'agissant des branches professionnelles, il n'y a rien de nouveau, et en ce qui concerne la Fonction publique la réponse est à côté de la plaque, par rapport à la prochaine négociation salariale." En revanche, M. Olive a jugé "intéressante" l'idée d'"une sécurisation des parcours professionnels si on veut entendre que les droits doivent être attachés à la personne, lorsqu'elle perd un emploi, et non au seul emploi qu'elle occupe à un moment donné".
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