
L'ancien Premier ministre Lionel Jospin a apporté lundi soir son soutien à la motion du premier secrétaire François Hollande pour le congrès du Mans à la mi-novembre. S'exprimant devant la presse à son arrivée au local de la section PS du 18e arrondissement de Paris où se tenait une réunion suir les motions, Lionel Jospin a déclaré qu'il voterai pour la motion de François Hollande. "Je la soutiens parce que je pense qu'elle représente une orientation clairement à gauche, mais qui a l'avantage d'être réaliste" a-t-il expliqué.
Arrivé accompagné du maire de l'arrondissement, Daniel Vaillant, il a également justifié son soutien à cette motion en affirmant que "la majorité qui peut se constituer derrière elle est plus cohérente que ne l'est la coalition des minorités, notamment si on pense aux positions différentes prises dans le temps par les uns et les autres". Cette remarque visait Laurent Fabius, fréquemment accusé par la direction sortante du parti de défendre des positions en contradiction avec celles qu'il a prises dans le passé, notamment dans le gouvernement Jospin. Le "militant Jospin", qui avait annoncé son retrait de la vie politique au soir de sa défaite à l'élection présidentielle du 21 avril 2002, dès le premier tour, a aussi apporté son soutien à François Hollande comme premier secrétaire. Relevant qu'un congrès servait aussi à "désigner un premier secrétaire", il a affirmé : "reconduire François Hollande me parait un bon choix".
Selon des compte-rendus faits par des militants de la réunion de section, à laquelle ont assisté une soixantaine de personnes, l'ex Premier ministre, qui a parlé moins de cinq minutes, a estimé qu'existait un risque que "la droite se succède à elle-même" en 2007, bien qu'elle ait "échoué, parce qu'elle pratique une politique injuste et qu'elle est très mauvaise gestionnaire". Si la gauche revient aux affaires, elle devra donc affronter "une situation très difficile", a-t-il dit. "Nous espérons l'alternance, mais rien n'est moins sûr", a-t-il repris, selon les mêmes sources, en regrettant que "le travers" - au sens d'embardée - du référendum du 29 mai ait "effacé les victoires de 2004" aux élections régionales et européennes et conduit le PS à être "tourné vers lui-même".
Photo : Lionel Jospin à son arrivée à la section PS du 18e ardt de Paris, lundi soir (DR)
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