Laurent Fabius, candidat au rassemblement (LCI/2005) © LCI/2005)Quatre jours avant un débat public contradictoire avec François Hollande et Vincent Peillon devant les militants parisiens, Laurent Fabius avait mobilisé 600 partisans, entouré de ses alliés les anciens ministres Jean-Luc Mélenchon et Marie-Noëlle Lienemann et le député des Landes Alain Vidalies. "Notre objectif est tout simple : avec nos partenaires, nous voulons obtenir la majorité et gagner ce congrès", a déclaré Laurent Fabius, parlant devant un grand calicot orange frappé du poing et de la rose et surmonté du mot d'ordre "Rassembler à gauche", le titre de sa motion d'orientation pour le congrès du Mans (18-20 novembre).
Très applaudi, Laurent Fabius a mis en garde la direction du parti de François Hollande contre le risque de l'immobilisme, sans toutefois employer ce mot: "Si les Français voient qu'on n'a changé ni une ligne, ni une idée, ni un responsable, je crains qu'ils ne disent : les socialistes n'ont pas exactement compris" la leçon du référendum du 29 mai sur l'Europe.
Le député de Seine-maritime a souhaité que "tous" les socialistes suivent "une règle : nous ne voulons pas régler des comptes, nous voulons régler des problèmes qui sont ceux de la gauche et de la France". Abordant le congrès du PS, l'ex-numéro 2 du PS a jugé que "ce qui est en cause, ce n'est pas seulement une direction, mais une ligne stratégique". Estimant que "la coupure existe" entre le PS et son électorat, il a affirmé que "si on veut la combler, il est indispensable que nous réfléchissions sur ce que nous avons fait au pouvoir", précisant qu'il "assumait sa part" de responsabilités". "Je sais que les choses changent, on ne peut pas dissoudre le peuple, et quand il faut changer, j'essaie de changer", a-t-il lancé.
A propos de la Constitution européenne, le chantre du "non" au référendum a déclaré qu'il n'était "pas question que le futur candidat socialiste signe un texte que les Français ont rejeté".
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