Leurs jeunes victimes s'exhibaient sur webcams

le 06 octobre 2005 à 16h07 , mis à jour le 06 octobre 2005 à 16h20

Deux hommes de 33 et 34 ans sont soupçonnés d'avoir conduit des jeunes garçons et filles à s'exhiber sur internet. Ils ont été mis en examen pour corruption de mineurs de 15 ans et écroués mercredi à Nevers.

pédophilie internet vignette bleue

Inédite, l'affaire révèle le besoin de protection des mineurs sur internet. Chaque soir, les collégiens passent quasiment plus de temps devant leur ordinateur que devant la télévision. Et ils peuvent être les victimes de nouveaux types de délit.

Ainsi, comme le révèle le Journal du Centre jeudi, deux hommes de 33 et 34 ans, soupçonnés d'avoir conduit des jeunes garçons et filles à s'exhiber devant des webcams, ont été mis en examen pour corruption de mineurs de 15 ans et écroués mercredi à Nevers. Les deux hommes, habitant Corbigny, dans la Nièvre, respectivement responsable informatique dans une société et employé dans une grande surface, ont été tous deux arrêtés lundi , dans deux affaires distinctes.

1200 contacts

La plainte d'une jeune fille de 14 ans à Colombes début septembre a conduit à l'interpellation du premier. Il amenait des jeunes filles de 14 à 17 ans, contactées par des sites de rencontres, à se déshabiller devant leur webcam. Il envoyait aussi des photos indécentes à certaines. Les gendarmes ont retrouvé la trace du téléchargement de quelque 350 photos et d'une centaine de vidéos sur son ordinateur, présentant des jeunes filles.

Dans la seconde affaire, c'est la plainte d'un garçon il y a un mois à Nantes qui a permis d'identifier le suspect. Celui-ci séduisait des mineurs par le biais de sites gays, et ceux-ci, mis en confiance, s'exhibaient devant leur webcam. Ils étaient enregistrés par le suspect et ces fichiers étaient transmis à d'autres jeunes garçons. Les gendarmes ont recensé une centaine de victimes dans cette dernière affaire, dont une quarantaine de mineurs de moins 15 ans. Le suspect, qui utilisait 14 adresses mails et 424 pseudos, disposait de 1.200 contacts. Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux hommes n'ont pas rencontré physiquement de victimes et ne se faisaient pas rémunérer pour l'envoi de photos ou vidéos.

le 06 octobre 2005 à 16:07
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3 Commentaires

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  • S., le 06/10/2005 à 17h20

    Bah non, ces mecs n'ont rien à foutre en prison... La prison c'est pour les delinquants et les criminels. Eux, n'ont leur place que dans un Hopital psy...

  • Julien, le 06/10/2005 à 17h14

    L'internet est une révolution, il faudrait que les vieux journalistes arretes de blâmer par tous les moyens internet...

  • Stéphanie, le 06/10/2005 à 16h31

    EN TAULE.....ces types sont des dangers publics....

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