Maltraitance et viols dans un centre de la Croix-Rouge

le 05 octobre 2005 à 12h22 , mis à jour le 05 octobre 2005 à 21h55

Sept personnes dont l'ancien directeur d'un centre pour enfants handicapés de la Queue-lez-Yvelines sont déjà mises en examen suite à des mauvais traitements et viols constatés sur les enfants. Selon le Parisien qui révèle l'affaire, les gendarmes enquêtaient depuis 2001.

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L'ancien directeur d'un centre pour enfants handicapés des Yvelines a été mis en examen pour "non dénonciation de crime et mauvais traitements" au terme d'une enquête qui a déjà conduit à la mise en examen de six personnes, dont une pour viols, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Depuis juin 2001, les gendarmes enquêtaient sur des mauvais traitements dont auraient été victimes des enfants handicapés accueillis à l'Institut médico-éducatif Christian-Lazard de la Queue-lez-Yvelines (Yvelines) géré par la Croix-Rouge, comme le révèle le Parisien dans son édition de mercredi.

Depuis cette date, une information judiciaire pour "viols commis sur personne particulièrement vulnérable en raison de son état physique ou mental, violences commises à l'intérieur d'un établissement éducatif et défaut de soins et d'alimentation par personne ayant autorité" avait été ouverte par le parquet de Versailles.


Enfermés dans les toilettes

Lors de leur enquête, les gendarmes ont découvert que des viols auraient été perpétrés par un membre du personnel, que des enfants auraient erré nus dans les couloirs du centre ou que d'autres auraient été enfermés dans les toilettes, ou privés de nourriture.

En juin 2004, deux aides soignantes suspectées d'avoir enfermé une handicapée durant une nuit dans les toilettes ont été mises en examen. Le 24 décembre, c'est le veilleur de nuit du centre qui l'a été pour viols sur des jeunes filles puis, en juillet, deux éducateurs spécialisés et un membre du personnel d'entretien le seront à leur tout "pour violences sur personnes vulnérables".

Le ministre délégué aux Personnes handicapées, Philippe Bas, témoignant de son "émotion et de son indignation devant les faits dramatiques survenus entre 1998 et 2001" à l'institut médico-éducatif, a souhaité mercredi que "des sanctions exemplaires" soient prises.

le 05 octobre 2005 à 12:22
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