
Nicolas Sarkozy a entamé jeudi soir sur France 2 une contre-offensive médiatique apparemment destinée à montrer aux Français qu'il est tout à sa tâche place Beauvau et que les échos répétés sur sa rivalité avec le Premier ministre, ou la reconstruction de sa vie privée après le départ de sa femme Cécilia ne le déconcentrent pas. Il a annoncé qu'il serait lundi dans la région de Calais pour parler immigration et mardi prochain dans la soirée en région parisienne pour "vérifier l'application de nouvelles méthodes" contre les violences urbaines. "Je ne regrette pas une minute" d'être revenu au ministère de l'Intérieur, a insisté Nicolas Sarkozy, soulignant qu'il n'avait "jamais" eu envie de démissionner.
Nicolas Sarkozy, qui est aussi président de l'UMP et ne cache pas son ambition de succéder à Jacques Chirac en 2007, a réaffirmé son intention de recourir à des primaires pour la désignation du candidat à la présidentielle, en dépit de l'opposition manifestée notamment par le président chiraquien de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré. "Je précise que, si on n'est pas capable de rassembler sa famille, alors on n'est pas capable de rassembler les Français", a-t-il ajouté.
'Protéger ceux que j'aime"
Interrogé sur sa vie privée, Nicolas Sarkozy a lâché laconiquement : "Ça va". Prié de dire s'il allait communiquer sur sa nouvelle vie, dont certains médias se sont fait l'écho, il a lancé : "En aucun cas, et pour une raison très simple, c'est ce que je veux protéger ceux que j'aime". Quand il lui a été demandé s'il se sentait responsable de la pression médiatique qui s'exerce sur lui puisqu'il avait mis en scène le couple qu'il formait avec sa femme Cécilia, qui était aussi son chef de cabinet, il a reconnu que "ce serait un comble de s'exonérer de toute responsabilité". "Des responsabilités, j'en ai certainement, et ce n'est pas mon genre d'aller les mettre sur les épaules des autres et c'est justement instruit de l'expérience que j'ai décidé : plus jamais", a-t-il ajouté.
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