© INTERNEJournée test mardi en région parisienne. Pour la première fois, un "service garanti" en cas de grève doit s'appliquer dans les transports publics. Il fait suite à l'accord adopté en juin dernier par le conseil d'administration du Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF, autorité de transports dans la région). En cas de conflit, il prévoit un service de 50% des trains sur le réseau RATP et 33% sur le réseau de la SNCF.
Les élus UMP de la région Ile-de-France ont appelé "au respect du service garanti" lors de la journée d'action syndicale, en annonçant qu'ils se rendraient dans les gares voir "la réalité de la circulation". Roger Karoutchi, le président du groupe UMP au conseil régional, a indiqué qu' "en cas de non respect de ce service garanti, il ne resterait que la solution législative du service minimum".
"La peur est mauvaise conseillère"
Toutefois, Nicolas Sarkozy n'a pas attendu la journée de grève pour proposer à nouveau l'instauration d'un service minimum, une idée défendue par le parti qu'il préside mais repoussée par tous les gouvernements, de droite comme de gauche. Une loi instaurant un tel service est "nécessaire", a-t-il ainsi expliqué sur RTL ajoutant "ne pas voir d'argument" pour justifier que le gouvernement et la majorité ne légifèrent pas sur cette question. Si c'était par crainte de la grève, il a observé que "la peur est mauvaise conseillère". Il y a un an jour pour jour, un sondage BVA montrait que 66% des Français étaient favorables à l'instauration d'un service minimum.
Le patron de l'UMP fait ainsi vibrer une corde sensible sur un sujet que le président de la République avait lui même officiellement évoqué lors de ses voeux de 2004. Il est vrai que dans ce domaine plus d'une quinzaine de propositions de loi ont été déposées depuis 1986 sur le bureau de l'Assemblée nationale. Pourtant et malgré une confortable majorité à l'Assemblée, la droite s'est bien gardée jusque là de passer aux actes. Dimanche, Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, a rappelé son "hostilité" a cette éventualité. Parlant sur BFM de "chiffon rouge", Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, a récusé toute "remise en cause du droit de grève" qui "chez nous est un droit constitutionnel". La rentrée parlementaire s'effectuant mardi, le débat ne manquera pas de resurgir dans les travées de l'Assemblée.
| Le "service minimum chez nos voisins" |
- ITALIE : un service minimum existe dans une quinzaine de secteurs publics essentiels (eau, gaz, téléphone, urgences médicales, collecte des ordures, information radio-télé publique, transports, éducation...) |
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