© INTERNEUne réanimation "de fortune et choc" qui a "mal tourné" à la suite d'un malaise est peut-être à l'origine de la mort du fidèle d'une mosquée sensible du XIe arrondissement de Paris retrouvé lundi étranglé et roué de coups. Selon les premiers résultats de l'enquête de la brigade criminelle, il aurait eu un malaise et quatre personnes présentes dans la mosquée auraient tenté de le ranimer "de manière très brutale". La police penche donc pour une réanimation "de fortune et choc" qui a "mal tourné" et qui avait également pour but de le "désenvoûter" afin de "chasser le démon", l'une des personnes lui tenant la gorge, l'autre le ventre. Il reste à préciser les rôles de chacun, selon la source. La mort n'a pas "été naturelle", selon cette source, comme l'avait établi l'autopsie mardi. Les policiers de la criminelle, en charge de cette enquête de flagrance, n'avaient exclu mardi aucune piste.
Français d'origine algérienne de 29 ans, Brahim R., fidèle de la mosquée, né et domicilié à Creil (Oise), avait des "antécédents judiciaires pour vols", selon la source policière, qui n'a donné aucune précision à ce sujet. Il se "livrait à du prosélytisme religieux" sans être apparemment aucunement répertorié comme un "ultra", selon certaines autres sources policières. La mosquée, située près de la rue Jean-Pierre-Timbaud, à l'angle de la rue Morand, est connue des différents services de renseignements de la police et abriterait, selon ces derniers, des militants radicaux proches de mouvances intégristes. En juillet dernier, Reda Ameuroud, un Algérien de 35 ans, accusé d'avoir prêché le djihad près de cette mosquée, avait été expulsé de France sur décision du ministère de l'Intérieur. Il avait été contrôlé rue Jean-Pierre-Timbaud sans papiers, peu avant son expulsion.
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