Sarkozy craint de nouveaux attentats en Corse

le 13 octobre 2005 à 11h30 , mis à jour le 13 octobre 2005 à 13h43

Depuis le début de la crise à la SNCM, les nationalistes corses ont proféré des menaces contre les intérêts de l'Etat sur l'île de Beauté. Lors d'un déplacement surprise jeudi matin, le ministre de l'Intérieur a déclaré craindre de nouvelles actions "irresponsables".

sarkozy ajaccio 13 octobre

Sa visite-éclair en Corse jeudi matin n'était pas prévue à son agenda mais Nicolas Sarkozy a tenu à manifester son soutien au préfet de région Pierre-René Lemas, menacé depuis quelques jours par les clandestins du FLNC-Union des combattants. Le ministre de l'Intérieur a estimé dès son arrivée à Ajaccio que certains "groupuscules" indépendantistes clandestins pourraient commettre des attentats "encore plus irresponsables" que ceux qui ont récemment visé la préfecture de Corse ou les Douanes de Bastia. Des actions policières "ont gravement déstabilisé cette mouvance. Malheureusement, cela ne veut pas dire que tout est résolu, et je sais d'expérience que quand une mouvance est déstabilisée et affaiblie comme elle l'est, certains groupuscules peuvent avoir des réactions encore plus irresponsables", a-t-il ajouté.

 "Oubliez votre offre, il en va de votre sécurité". 

Dans un communiqué de revendication d'un tir de roquette contre la préfecture d'Ajaccio le 29 septembre, le FLNC-Union des Combattants (FLNC-UC) s'en était violemment pris à Pierre-René Lemas, "préfet de circonstance et véritable inquisiteur". "Au même titre que nous combattons par des actions appropriées le colonialisme français, l'actuelle situation nous oblige à envisager d'intervenir contre ce genre d'individus dont l'histoire ne retiendra que la traîtrise", avait menacé le FLNC-UC. Dans ce communiqué, le FLNC-UC avait clairement lié le tir de roquette au conflit de la SNCM. La roquette était passée à quelques mètres d'une standardiste et du préfet. Le 8 octobre, l'autre mouvement clandestin, le FLNC dit "du 22 octobre" s'était lui montré menaçant contre les éventuels repreneurs de la SNCM : "L'Etat français vous a provisoirement entrouvert la porte du capital de l'entreprise, nous vous la refermons définitivement. Votre présence, ainsi que celle de vos associés est indésirable sur notre terre, oubliez votre offre, il en va de votre sécurité".

Tous les syndicats implantés en Corse appellent à une manifestation samedi après-midi à Ajaccio, avec pour mot d'ordre la défense du service public et le soutien aux marins de la SNCM.

le 13 octobre 2005 à 11:30
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1 Commentaires

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  • Manu, le 13/10/2005 à 11h57

    Normal: ces terroristes sont tellement laches que des que l'occasion se presente, ils vont poser leurs bombes un peu partout. Quand est ce que les Corses, qui sont dans leur majorite pacifiques et civilises, vont-ils se debarrasser de ces terroristes qui, non seulement degradent leur image mais aussi leur pourrissent la vie???? Un peu de courage, et montrez a Talamoni et sa bande, que vous n'en voulez plus!!! Les independantistes se moquent bien de vous, ils gagnent leur fric sur votre dos, et s'assurent des revenus annexes plus que comfortable! Pour eux, la "lutte", c'est un sport, c'est tout!!

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