Paris, le 20 octobre - En les rassemblant au sein d’un même gouvernement, Jacques Chirac place la rivalité entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy au cœur de l’Etat. Les deux hommes diffèrent par le style, le verbe et la vision de la France mais partagent une même ambition : l’Elysée. En s’accordant sur une formule de « soutien » des militants au candidat UMP, ils retardent leur combat le plus tard possible. DRLors de leur conférence de presse commune (qui constituait pour le Premier ministre sa cinquième conférence de presse mensuelle), Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin ont affiché jeudi leur entente. Le premier a affirmé que Dominique de Villepin et lui-même étaient "différents" mais "unis", tandis que le second a estimé que "sur tous les grands sujets, il peut y avoir débat" au gouvernement, mais qu'il est "normal qu'il y ait aussi action et décision".
"Nous ne sommes pas dans l'artifice, dans une histoire que nous raconterions aux Français", a ainsi affirmé le Premier ministre. Répondant à une question adressée au ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin a affirmé, que "la ligne du gouvernement est claire". Sur la loi de 1905, "nous disons la même chose", a-t-il dit. Sur la discrimination positive, "nous sommes tous d'accord sur le fait que l'action ne doit pas reposer sur des critères nationaux ou ethniques", mais bien sur "des dispositifs ouverts à tous", a-t-il ajouté. Dominique de Villepin a souligné le "rôle d'aiguillon indispensable dans la démocratie" de l'UMP qui a vocation à "nourrir le débat", soulignant que "l'action du gouvernement n'est pas entravée".
Nicolas Sarkozy a alors repris la parole pour dire qu'il pourrait "signer des deux mains" cette déclaration. "Nous sommes différents et nous sommes unis", a-t-il insisté. "Nous menons la même action. Le débat n'entrave pas l'action, au contraire le débat renforce l'action. On travaille ensemble avec la volonté de moderniser la France. Il est le Premier ministre, il arbitre, il est chef du gouvernement. Il a parfaitement compris, en tout cas je l'imagine, que, si on veut rassembler au-delà de nos frontières naturelles, il faut pouvoir développer la culture du débat". Concluant cet éloge de "la culture du débat", le président de l'UMP a lancé : "et si la majorité avait décidé de s'additionner, alors que l'opposition semble fascinée par la soustraction ?"
Photo d'ouverture : Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin lors de leur conférence de presse commune, jeudi - DR
Retour MYTF1
Chargement en cours...




