© DRLes députés ont adopté mardi, en première lecture, par 336 voix contre 187, la première partie du projet de loi de finances pour 2006, celle des recettes. Le groupe UMP a voté pour. Les groupes PS et PCR ont voté contre, de même qu'une majorité du groupe UDF. Les autres élus centristes ont décidé de s'abstenir.
Les députés UDF n'ont pas eu de mots assez forts pendant les discussions pour critiquer ce projet. Du coup, 16 ont voté contre et 13 se sont abstenus. "Etat gangster", "Etat prédateur" et "Etat vampire", a lâché au cours des débats Charles de Courson (UDF) estimant que le budget n'est "pas sincère", qu'il est "porteur de menace pour l'avenir des finances publiques", et "concentre les cadeaux fiscaux sur les plus gros contribuables". L'an dernier, l'UDF s'était abstenue sur la partie recettes pour finalement voter l'ensemble du budget fin décembre.
Un "double langage"
"Quand on vote contre un budget, on est dans l'opposition", a aussitôt averti Bernard Accoyer (UMP). Jean-Marc Ayrault (PS), a, lui, dénoncé un "double langage", en notant que "les députés UDF ont voté en séance" les amendements "les plus radicaux" pour supprimer l'ISF. "Posture pour la prochaine" présidentielle, a ajouté Didier Migaud (PS).
Après l'examen du budget de la Sécu cette semaine, les députés attaqueront la 2e partie sur les dépenses à partir du 2 novembre. Le plus dur reste donc à venir, car cette année, la deuxième partie, d'habitude un peu fastidieuse, a non seulement été profondément relookée par la nouvelle présentation budgétaire (Lolf), mais en plus elle s'est réservée un morceau de choix: la réforme fiscale, débattue le 16 novembre.
Gilles de Robien : Bayrou "nuit au gouvernement et nuit à la France" |
Gilles de Robien, ministre UDF de l'Education, a vigoureusement critiqué le président de son parti François Bayrou, mardi sur i-télé. Selon M. de Robien - suspendu en juin des instances dirigeantes de l'UDF - M.Bayrou ne veut que "paraître comme le sauveur de la nation" aux élections présidentielles. Concernant les critiques du budget par M. Bayrou, "ce n'est pas la première fois, et ce ne sera pas la dernière" qu'il se trompe, a déclaré M. de Robien. "Comme tout humain, qui veut faire des déclarations un peu rapides dictées par le désir de nuire à la majorité actuelle, de façon à s'en distancier et à paraître comme le sauveur de la nation aux prochaines élections présidentielles", a-t-il ajouté. Pour lui, "Francois Bayrou est aujourd'hui davantage pénétré de sa candidature présidentielle que de la défense de l'UDF en tant que telle". "Il nuit au gouvernement -mais ça c'est son objectif- et il nuit à la France", a dit encore le ministre. |
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