Villepin affiche sa "détermination" à réformer

le 14 octobre 2005 à 10h21 , mis à jour le 14 octobre 2005 à 19h50

Invité d'Europe 1 vendredi matin, le Premier ministre a indiqué que d'ici la présidentielle de 2007, il avait "à prouver que la politique n'était pas impuissante et qu'on peut changer les choses". Il répète son souci de défendre l'intérêt général.

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- REFORMES : "Nous sommes un pays qui a des tendances éruptives, nous sommes pris par des coups de passions : il faut prendre en compte cela, en permanence apporter des propositions et il faut expliquer". Il s'est en outre refusé à opposer une France à une autre, celle du secteur privé et celle de la fonction publique, en affirmant le souci de "défendre l'intérêt général". Sur le conflit à la SNCM, M. de Villepin a observé que "ce qu'il aurait fallu, c'est plus de courage, plus tôt". "Il faut accepter de regarder la réalité en face, c'est-à-dire parfois la complexité". Il s'est dit "très frappé de voir que dans notre pays, il y a parfois des oppositions, très stériles, entre les donneurs de leçons, qui ne connaissent pas toujours parfaitement les dossiers et qui ignorent un certain nombre de contraintes et ceux qui sont à la tâche".

- EDF : "Il n'est pas question de privatiser EDF". "Je veux que l'Etat signe avec EDF un contrat de service public qui permette de préciser les engagements de service public de cette entreprise: la nécessité pour l'entreprise de satisfaire ses obligations vis-à-vis de ceux qui sont les plus démunis, pas de coupure d'électricité pendant l'hiver, sécurité d'approvisionnement, modération des tarifs".

- CHIRAC : "Tout va bien. Le président de la République est en pleine forme".

- PRESIDENTIELLE :  D'ici 2007, "j'ai quelque chose à prouver. J'ai à prouver que la démocratie, cela marche, que la politique, cela marche, que la politique n'est pas impuissante, qu'on peut changer les choses". "Je l'ai toujours dit, c'est ma conviction de gaulliste, de citoyen. L'élection présidentielle est une rencontre entre un homme et un peuple". Selon le Premier ministre, "chacun a ses préoccupations". "Il est normal qu'un chef de parti ait des préoccupations de chef de parti, il est normal qu'un chef de gouvernement ait des préoccupations de chef de gouvernement", a-t-il dit. Mais il a tenu à souligner, en prenant l'exemple du dossier de la SNCM, que le gouvernement était "une équipe qui travaille au service du pays et qui veut régler les problèmes des Français".

- IRAK/DIPLOMATES : "Qu'il puisse y avoir ici et là des conduites plus que critiquables, bien évidemment il appartiendra à la justice de le dire: ce que je veux, moi, dire, pour avoir été responsable de la diplomatie française, c'est qu'on n'a pas le droit de salir la diplomatie aussi légèrement".

le 14 octobre 2005 à 10:21
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3 Commentaires

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  • Christian, le 14/10/2005 à 11h03

    Depuis quelques années la diplomatie française va de déconfiture en déconfiture ; il y a évidemment une crise dans ce corps qui n'a pas fait sa révolution intellectuelle, qui se croit tjs en pleine guerre froide et période post-coloniale. Les mises en examen ne sont que les symptômes du mal. Le 1er reponsable est évidemment le Président, qui prend ses lubies et fantasmes pour de la géostratégie. Au secours, le Président va mieux !

  • Cause, le 14/10/2005 à 11h03

    Parler de réformes les jours pairs, et faire payer au contribuable les ardoises de la SNCM les jours impairs. Il a de la chance de ne pas être à portée de mon poing celui-là.

  • A, le 14/10/2005 à 10h59

    Grand moment de langue de bois, ça fait plaisir à voir. Parler, parler, mais surtout ne rien foutre, en bon fonctionnaire ...

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