© DR- Reprendre le dialogue avec les partenaires sociaux
Suite au mouvement social du 4 octobre, Dominique de Villepin a annoncé jeudi soir sur France 2 vouloir proposer aux partenaires sociaux des discussions "franches et rapides" : le premier dossier sera celui de la "sécurisation des parcours professionnels" car "aujourd'hui on a plusieurs emplois (au cours de sa carrière) et on doit parfois apprendre plusieurs métiers". Dans ce cadre, il faut "développer un crédit formation", destiné aux jeunes qui sortent de l'école sans qualification, qui pourrait être "d'un ou deux ans" et qu'ils pourraient "prendre tout au long de la vie, de façon à pouvoir modifier leur parcours". Le Premier ministre a également souhaité renforcer la validation des acquis de l'expérience (VAE) tant dans le secteur public que dans le privé et l'accompagnement personnalisé des demandeurs d'emploi.
Les autres thèmes sur la table seront le moyen de "mieux récompenser le travail, faire en sorte que le pouvoir d'achat puisse s'améliorer" et la "réduction des inégalités". A cet égard, le Premier ministre a notamment proposé un "service public d'orientation pour l'université" pour aider les jeunes mieux à s'intégrer dans le marché du travail. Il a également souhaité une nouvelle loi sur l'égalité hommes-femmes et des discussions sur la discrimination.
- Présidentielle
Sur la candidature de Sarkozy : "On peut difficilement déclarer sa candidature à l'Elysée et rester dans un gouvernement qui s'est fixé pour mission, jusqu'au dernier jour, de servir les Français (...) Nicolas Sarkozy a choisi d'entrer dans ce gouvernement et il y a toute sa place."
Sur la sienne : "Il y aura un temps pour l'élection présidentielle de 2007 (...) Je ne me pose pas ces questions, pour une raison simple: je ne pourrais pas bien remplir ma mission de Premier ministre si je me (les) posais. J'ai suffisamment de problèmes sur la table".
Ticket transport
Le Premier ministre veut proposer aux partenaires sociaux l'instauration d'un ticket transport" à destination des salariés, "pour prendre en compte les frais de transports qui se sont considérablement accrus".
- Fonctionnaires
Alors que 70.000 fonctionnaires vont partir à la retraite tous les ans pendant les prochaines années, "pourquoi, pour ceux qui ne seront pas remplacés, ne pas faire en sorte que 50% des économies qui soient faites abondent le budget de l'Etat pour désendetter l'Etat, et 50% aillent au pouvoir d'achat des fonctionnaires".
- Défendre le modèle social français
"N'opposons pas une France à une autre". "Adapter, moderniser oui, mais défendons notre modèle", a estimé le Premier ministre. "Ce combat-là, je n'appelle pas ça la rupture. Ce combat-là, c'est la fidélité, c'est la continuité de ce que nous sommes mais par la modernisation".
- Forfait de 18 euros sur les actes médicaux lourds
"Nous avons pris soin de veiller à ce que les catégories qui étaient les plus touchées -les bénéficiaires de la CMU, les femmes enceintes, les personnes en maladie longue durée-, n'aient pas à payer ce forfait de 18 euros. Ca fait six millions de personnes au total qui sont exemptées de cette mesure (...) On peut concilier à la fois une mesure rationnelle et prendre en compte la situation de ceux qui sont dans la difficulté. On peut être à la fois social et soucieux d'une bonne gestion. On ne peut pas me dire 'où va le déficit de la sécurité sociale?' et refuser que je prenne des mesures."
- SNCM
Dominique de Villepin a déclaré jeudi qu'il "n'y avait pas d'autre option possible" que le plan de reprise proposé par le gouvernement pour la SNCM, qui ne prévoit "aucun licenciement sec". "Nous avons sur la table une bonne offre qui doit assurer la viabilité de l'entreprise. Aujourd'hui, les salariés détiennent en leur main la clé d'une solution. Nous avons fait notre part du chemin. Nous ne pouvons pas aller plus loin. Il n'y a pas d'autre option possible", a martelé le Premier ministre sur France 2.
- Ouverture du capital d'EDF
"Je veux, avant de pouvoir envisager cette augmentation de capital, deux choses. La première, c'est un engagement de service public de la part d'EDF. Il faut que l'ensemble des services publics soient assurés de façon égale sur tout le territoire. Je souhaite que pour les plus défavorisés, l'entreprise publique puisse prendre un engagement". Deuxième élément: je veux qu'elle prenne l'engagement qu'elle fera les investissements nécessaires pour assurer son développement".
- La Turquie dans l'UE
"Je suis favorable à l'adhésion, et dès lors que la Turquie manifestera tout au long du processus sa volonté (et) que l'Europe aura les moyens le moment venu d'absorber parmi ses Etats-membres la Turquie." "Je suis pour l'ouverture des discussions avec la Turquie. Savoir où cela nous mènera, dans dix ou quinze ans, nous le verrons (...) Il y avait deux écueils à éviter à l'occasion de ce débat sur la Turquie. Le premier, c'était de nouvelles divisions européennes (...) La deuxième exigence, c'est qu'il ne fallait pas, et ça c'est l'intérêt géostratégique de toute l'Europe, claquer la porte de l'Europe au nez de la Turquie qui attend depuis de nombreuses années".
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