Villepin "à l'écoute, avec humilité"

le 04 octobre 2005 à 16h21 , mis à jour le 04 octobre 2005 à 22h07

Lors de la reprise de la session parlementaire, le Premier ministre a expliqué vouloir "écouter ce que disent les Français". Il a réaffirmé qu'il se "battait pour l'emploi" et "le pouvoir d'achat", les deux principales revendications des grévistes.

Villepin

Dominique de Villepin est " à l'écoute " et " mobilisé ". Il l'a fait savoir énergiquement mardi à l'Assemblée lors des questions au gouvernement en intervenant à cinq reprises. Le Premier ministre a affirmé qu'il écoutait "le message que nous adressent les Français" en ce jour de mobilisation syndicale et réaffirmé qu'il se "battait pour l'emploi" et "le pouvoir d'achat", les deux principales revendications des grévistes.

"J'entends l'impatience et parfois le découragement de certains de nos compatriotes. C'est pour cela que toutes les marges de manoeuvre ont été dégagées" en faveur de l'emploi, a-t-il affirmé, en voulant montrer un profil de rassembleur. "Le message adressé par les Français s'adresse à tous : au centre, à la droite, à la gauche, aux entreprises et à l'Etat", a martelé Dominique de Villepin. "En ce 4 octobre, nous serions bien inspirés de faire preuve d'un peu d'humilité, d'écouter ce que nous disent les Français, ceux qui manifestent et ceux qui ne manifestent pas, ceux qui ont un emploi et ceux qui n'en ont pas", a-t-il poursuivi.

"Nous agissons"

Le chef du gouvernement a déclaré que son gouvernement était "mobilisé sur l'ensemble des fronts", qu'il s'agisse notamment des "délocalisations" ou du dossier de la SNCM, et qu'il ne se résolvait pas à "l'impuissance publique". "Face aux menaces de délocalisations ou de restructurations, nous agissons", a affirmé le Premier ministre lors des questions d'actualité, en citant les entreprises Kélian et Jourdan, Hewlett Packard, Nestlé ou encore la SNCM. "Je me rappelle d'autres gouvernements, que vous avez soutenus", a-t-il lancé au président du groupe PCF à l'Assemblée nationale Alain Bocquet, "où la réponse n'était pas celle du rendez-vous de l'action, mais bien d'un constat, celui de l'impuissance publique".

Dominique de Villepin faisait allusion à la petite phrase -"l'Etat ne peut pas tout"- lancée, en pleine affaire Michelin en septembre 2000, par le Premier ministre socialiste Lionel Jospin. Vivement critiqué, il avait répliqué en annonçant un texte législatif visant à rendre plus difficiles les licenciements dits boursiers, la loi de modernisation sociale. "Ce n'est pas le rendez-vous de mon gouvernement ! Nous agissons sur l'emploi, sur le service public", a ajouté le chef du gouvernement.

le 04 octobre 2005 à 16:21
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7 Commentaires

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  • François, le 04/10/2005 à 17h33

    La meme politique depuis plus de 20 ans, vivement 2007 et un changement polique majeur!!! c'est à dire autre que UMP/UDF et PS

  • Dan, le 04/10/2005 à 17h31

    Vous ne voulez plus de la droite...Eh bien remettez la gauche...Vous ne voulez plus de la gauche...Eh bien remettez la droite...Et dans quelques années, on aura toujours un peu près 10% de chômeurs et on entendra toujours les mêmes "fadaises", la droite remplit les caisses (quoique....)...Et la gauche les vide..."il faut dire la vérité au Français....Il faut remettre la France au travail..."...ça fait des décennies qu'on entend ces "rengaines"...

  • Fg, le 04/10/2005 à 17h27

    Cette année, l'augmentation des loyers est de 4,83%. Que faites vous Mr VILLEPIN ????

  • Man, le 04/10/2005 à 17h25

    "écouter ce que disent les Français". A croire que toutes ces faignasses qui en veulent toujours plus en travaillant toujours moins soient représentatifs des français !!!! C'est faut, il peut ecouter les CGT, FO et autres, mais qu'il ne pensent pas écouter les "français" comme il le dit. C'est d'ailleurs parceque J. Chirac a tellement écouté les "français" qu'il en a perdu tout son electorat, sans séduire pour rien au monde ses communistes bornés. Et nous autres, continuons à bien travailler pour financer tout ce fiasco pas nos impots.

  • Alcyon, le 04/10/2005 à 16h58

    Oh qu'il est beau et qu'il parle bien notre Villepin, il en ferait presque oublier que vu qu'il n'a pas remplit ses promesses de 100 jours qu'il aurait du partir comme un honnete homme....

  • Rdz, le 04/10/2005 à 16h58

    Nous ce qu'on aimerait puisqu'il faut qu'on paye ,c'est qu'au prix que vous nous coutez vous ayez sinon la courtoisie du moins la compétence de maitriser vos fonctionnaires et vos services public .

  • Pipeau, le 04/10/2005 à 16h40

    Entendre, c bien. Ecouter c mieux. Arrêtez vos blablas et faites de réelles propositions que ne font pas que favoriser les multinationales, vos amis en laissant de côté la France, les Français. Attention au retour de manivelle... toujours très violent face à un comportement aussi désinvolte envers nous. Arrêtez de nous prendre pour des cons, on en a marre de votre politique.

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