
Dominique de Villepin est " à l'écoute " et " mobilisé ". Il l'a fait savoir énergiquement mardi à l'Assemblée lors des questions au gouvernement en intervenant à cinq reprises. Le Premier ministre a affirmé qu'il écoutait "le message que nous adressent les Français" en ce jour de mobilisation syndicale et réaffirmé qu'il se "battait pour l'emploi" et "le pouvoir d'achat", les deux principales revendications des grévistes.
"J'entends l'impatience et parfois le découragement de certains de nos compatriotes. C'est pour cela que toutes les marges de manoeuvre ont été dégagées" en faveur de l'emploi, a-t-il affirmé, en voulant montrer un profil de rassembleur. "Le message adressé par les Français s'adresse à tous : au centre, à la droite, à la gauche, aux entreprises et à l'Etat", a martelé Dominique de Villepin. "En ce 4 octobre, nous serions bien inspirés de faire preuve d'un peu d'humilité, d'écouter ce que nous disent les Français, ceux qui manifestent et ceux qui ne manifestent pas, ceux qui ont un emploi et ceux qui n'en ont pas", a-t-il poursuivi.
"Nous agissons"
Le chef du gouvernement a déclaré que son gouvernement était "mobilisé sur l'ensemble des fronts", qu'il s'agisse notamment des "délocalisations" ou du dossier de la SNCM, et qu'il ne se résolvait pas à "l'impuissance publique". "Face aux menaces de délocalisations ou de restructurations, nous agissons", a affirmé le Premier ministre lors des questions d'actualité, en citant les entreprises Kélian et Jourdan, Hewlett Packard, Nestlé ou encore la SNCM. "Je me rappelle d'autres gouvernements, que vous avez soutenus", a-t-il lancé au président du groupe PCF à l'Assemblée nationale Alain Bocquet, "où la réponse n'était pas celle du rendez-vous de l'action, mais bien d'un constat, celui de l'impuissance publique".
Dominique de Villepin faisait allusion à la petite phrase -"l'Etat ne peut pas tout"- lancée, en pleine affaire Michelin en septembre 2000, par le Premier ministre socialiste Lionel Jospin. Vivement critiqué, il avait répliqué en annonçant un texte législatif visant à rendre plus difficiles les licenciements dits boursiers, la loi de modernisation sociale. "Ce n'est pas le rendez-vous de mon gouvernement ! Nous agissons sur l'emploi, sur le service public", a ajouté le chef du gouvernement.
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