Affaire Giraud : remise en liberté générale

le 16 novembre 2005 à 17h17 , mis à jour le 16 novembre 2005 à 20h36

Le jeune homme qui restait en garde à vue mercredi à Melun, au lendemain d'une vague d'interpellations dans le cadre de l'enquête sur les assassinats de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, a été remis en liberté. Le principal suspect Jean-Pierre Treiber clame son innocence.

maison affaire giraud

Le jeune homme qui restait en garde à vue mercredi à Melun, au lendemain d'une vague d'interpellations dans le cadre de l'enquête sur les assassinats de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, a été remis en liberté. Toutes les autres personnes interpellées en même temps que lui avaient été remises en liberté auparavant.

L'opération de police menée mardi matin en Seine-et-Marne avait permis l'interpellation de huit personnes, dont sept avaient été placées en garde à vue, a précisé le procureur de Sens Michel Meurant au cours d'une conférence de presse. Des sources proches du dossier avaient auparavant parlé de six interpellations et six gardes à vue, dont celles des membres de la famille d'un ancien employeur du principal suspect, Jean-Pierre Treiber.

"L'hypothèse d'une complicité reste d'actualité"

"L'opération consistait à vérifier l'emploi du temps de certaines personnes dans l'entourage de Jean-Pierre Treiber au moment des faits", début novembre 2004, a déclaré le procureur. "Il est normal de prendre des mesures coercitives pour confronter" ce que peuvent dire des personnes placées en garde à vue, a justifié Michel Meurant. "Certaines de leurs réponses ont pu être vérifiées très vite, d'autres prendront plus de temps", selon lui. "Nous n'attendions rien de spectaculaire", a-t-il poursuivi, en précisant que "l'hypothèse d'une complicité reste d'actualité" dans cette affaire.

Géraldine Giraud, fille du comédien Roland Giraud, et son amie Katia Lherbier ont disparu le 1er novembre 2004. Leurs corps ont été retrouvés le 9 décembre dans un puits dans le jardin de M. Treiber, à Villeneuve-sur-Yonne (Yonne), non loin de Sens. Jean-Pierre Treiber avait été interpellé après avoir utilisé les cartes bleues des victimes. Mis en examen le 20 décembre pour "assassinats", il clame son innocence. (D'après AFP)

(Image d'archives/DR)

le 16 novembre 2005 à 17:17
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