Le 21 avril ? Une "défaite accidentelle" selon Jospin

le 02 novembre 2005 à 19h02 , mis à jour le 02 novembre 2005 à 19h56

Le candidat malheureux à l'Elysée en 2002, a estimé mercredi sur France 3 que "l'élément accidentel est primordial" dans sa défaite. "Je ne fais pas partie de la gauche maso" a-t-il poursuivi.

Lionel jospin journal de 20h TF1 référendum constitution

Alors que nombre de ses " amis " socialistes lui reprochent de ne pas avoir fait son mea culpa après la défaite du 21 avril 2002, Lionel Jospin n'en démord pas. Invité de France 3 mercredi, le Premier ministre explique que "l'élément accidentel est primordial" dans cet échec. "Comment expliquez-vous que deux ans après, les socialistes aient obtenu un triomphe aux régionales (...) et un score historique de près de 30% aux européennes ? Le PS n'avait pas fondamentalement changé, n'avait pas élaboré un nouveau programme (...)", fait-il valoir.. "Et pourtant, les Français se sont rassemblés autour de lui (...) Donc, je pense que mon approche du 21 avril est de considérer effectivement que l'élément accidentel est primordial", a-t-il ajouté.

Le " retraité " le plus actif de la politique française souligne qu'il ne fait "pas partie de la gauche maso". " Je n'ai pas vu beaucoup de grands hommes politiques passer leur temps à battre leur coulpe", dit-il. L'ex-Premier ministre juge qu'en abandonnant la vie politique après sa défaite, il a "libéré l'espace" des socialistes. "Ils n'étaient pas encombrés de celui qui avait porté (...) symboliquement cette défaite. Je leur ai libéré l'espace et je leur ai laissé la possibilité de repartir", affirme-t-il.

"Le retour de Lionel Jospin, c'est une plaisanterie"

Selon Lionel Jospin, "le choc qu'a provoqué son départ a interpellé les Français, ça a aidé à une prise de conscience de la gauche et ça a peut-être en partie expliqué que les forces de gauche, tout d'un coup, aient eu des succès" en 2004. L'ex-Premier ministre estime que les socialistes "tiennent tous, à leur façon", au discours réformiste. Simplement, a-t-il dit, "un certain nombre de mes amis s'interrogent sur la meilleure stratégie, sans doute".

Cette posture de Lionel Jospin ne manquera pas d'être de nouveau commentée au PS. Ainsi, par exemple, s'exprimant dans une conférence de presse à Pau en compagnie du premier secrétaire François Hollande et de DSK. Strauss-Kahn, André Labarrère a souligné : "je suis à fond contre le retour de Lionel Jospin, c'est une plaisanterie." "Quand on lâche son parti comme il l'a lâché (...) jamais je ne voterai pour Jospin si par hasard, il était candidat du Parti Socialiste", indique le maire de Pau, connu pour son franc parler.

le 02 novembre 2005 à 19:02
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2 Commentaires

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  • Gérard, le 02/11/2005 à 20h33

    Cet abruti n'a vraiment rien compris, comme tout le reste de la classe politique d'ailleurs, on se dirige droit vers un scénario identique en 2007 !

  • Pauv' type, le 02/11/2005 à 19h58

    Jospin est à l'image de l'ensemble de la gauche française: quand il prend des décisions aux conséquences désastreuses (ce qui est malheureusement monnaie courante chez eux), il vient nous dire après "c'est pas moi qui me trompe; c'est la réalité qui se trompe". Toute l'histoire de la gauche française est ici résumée...

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