Chirac tirera "toutes les conséquences" des violences

le 10 novembre 2005 à 14h25 , mis à jour le 10 novembre 2005 à 19h45

Le président a estimé jeudi qu'on en était encore "dans la période de préalable du rétablissement de l'Etat de droit, de la sécurité". "Il faudra tirer le moment venu toutes les conséquences de cette crise et le faire avec beaucoup de courage et de lucidité" a-t-il affirmé.

Chirac

Critiqué à gauche pour son silence depuis le début des violences urbaines, Jacques Chirac est intervenu jeudi lors d'une conférence de presse commune avec le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero. Il a déclaré que le gouvernement tirerait, "une fois l'ordre rétabli", toutes les conséquences de la crise des banlieues françaises et qu'il ferait part de ses "réflexions" sur le problème "le moment venu".

Le chef de l'Etat a déclaré que l'on était encore dans la période "du rétablissement de l'état de droit", alors qu'une baisse sensible des violences urbaines avait été constatée dans la nuit, deux semaines après le début des émeutes. Le chef de l'Etat, qui s'était déjà brièvement exprimé dimanche, a justifié sa discrétion en expliquant à la presse qu'il y avait "le temps de l'action" pour rétablir l'ordre, puis celui de "la réflexion" sur les origines de la crise.

"Des enfants de la République"

Il a appelé "chacun au respect de sa responsabilité", dont "les parents des trop nombreux mineurs qui, souvent poussés par leurs aînés, ont participé aux violences urbaines". Il a déclaré "quelles que soient nos origines, nous sommes tous des enfants de la République".

Rendant un "hommage particulier au professionnalisme et au sang-froid des forces républicaines de sécurité", le président a salué "nos pompiers, nos magistrats et les maires et élus municipaux, les travailleurs sociaux qui se sont mobilisés avec beaucoup d'intelligence et de détermination". Interrogé sur les expulsions d'étrangers auteurs de violences demandées par Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac s'est contenté de déclarer: "Il faut respecter la loi, toute la loi".

(Jacques Chirac jeudi/DR)

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le 10 novembre 2005 à 14:25
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