
Deux Nantaises sont parvenues, voilà près de deux ans, à se faire reconnaître comme couple à part entière par les allocations familiales. Le couple et leur enfant de 17 mois bénéficient donc des mêmes droits que les couples hétérosexuels. Selon le quotidien Le Parisien, le bébé est né après une insémination artificielle en Belgique. La genèse de cette reconnaissance n'a pourtant pas été simple. Un inconvénient informatique, le logiciel de la CAF ne reconnaît que les couples avec "Monsieur et Madame", a contraint l'organisme public à changer administrativement l'une des deux mères de sexe. Son numéro de sécu, commençant finalement par un 1 au lieu du 2 qui désigne les personnes de sexe féminin. Mais la CAF assure que dès 2006, ce souci sera réglé. Le mensuel Têtu, dans sa lettre quotidienne, précise que cette reconnaissance n'est pas une première et que une cinquantaine de cas sont répertoriés en Loire-Atlantique.
Conséquences, selon Le Parisien, si la maman biologique décède, l'autre peut revendiquer la garde de l'enfant. De même peut-elle demander un congé parental d'éducation ? Mais en cas de nouvelle grossesse d'une des deux femmes, l'autre pourra-t-elle demander le congé de paternité de 15 jours payé par la Sécu ? Le problème n'est pas théorique. Car le couple attend un second enfant (de la seconde femme). C'est l'objet du second combat que mène le couple, auprès de la CPAM cette fois. "Nous sommes reconnues par la Caisse d'allocations familiales comme un couple à part entière, mais non par la Sécu qui refuse de nous accorder les 15 jours de congé", affirme le couple dans la lettre du magazine Têtu. La question doit être réglée à la fin de ce mois devant le tribunal administratif de Nantes.
(Image d'archive)
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